La place de la Chine dans les activités de fusions et d’acquisitions de l’industrie minière mondiale aurait été exagérée – les acheteurs canadiens sont en tête: Rapport de PwC

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La place de la Chine dans les activités de fusions et d’acquisitions de l’industrie minière mondiale aurait été exagérée – les acheteurs canadiens sont en tête

TORONTO, le 3 mars 2011— Les données de la décennie terminée en décembre 2010 montrent que la Chine reste un acteur modeste dans les fusions et acquisitions de l’industrie minière mondiale, dissipant ainsi le mythe selon lequel la Chine serait en train de prendre le contrôle des ressources minières mondiales par des fusions-acquisitions. En 2010, 6 % seulement  des transactions mondiales de l’exploitation minière impliquait des acheteurs chinois, comparativement aux acheteurs canadiens (36 %), américains (16 %) et australiens (16 %), selon le nouveau rapport de PwC sur les transactions dans le secteur minier publié aujourd’hui.

Le Canada a toujours été une destination privilégiée pour les transactions dans le secteur minier, mais cette année le Canada est aussi en tête des activités d’acquisitions – au Canada comme à l’étranger.

« En réalité,  la Chine a été un investisseur très actif dans les projets de l’industrie minière mondiale ces dernières années, mais sa part de marché actuelle est minime par rapport au Canada et à d’autres pays développés », précise Nochane Rousseau, leader de l’industrie minière pour la région du Québec de PwC. « Les fusions et acquisitions menées par la Chine pendant la dernière décennie ont été impressionnantes, mais il faut savoir que Rio Tinto et Xstrata seuls ont réalisé plus d’acquisitions durant les dix premières années de ce millénaire que tous les acheteurs chinois réunis. »

Le rapport de PwC fait état de 713 transactions impliquant des acheteurs canadiens en 2010, comparé à 161 impliquant des acheteurs chinois. Les résultats de fin d’année amènent le compte de la décennie terminée en 2010 à 400 transactions chinoises d’une valeur proche de 48 milliards de dollars américains, ce qui est considérable étant donné que les acteurs chinois étaient des acteurs négligeables dans les fusions et acquisitions de l’industrie minière il y a seulement dix ans.

« En Occident, les Chinois ont été en grande partie des partenaires cherchant à assurer leur approvisionnement à long terme, » indique Rousseau. « Peu d’acheteurs chinois ont réussi à obtenir des participations majoritaires dans les compagnies minières occidentales. En fait, 61 % des projets achetés par des entités chinoises se situaient en Chine, avec 16 % de plus si on y ajoute les projets en Asie ou dans d’autres marchés émergents. Cependant, cette situation pourrait changer en 2011».

Le rapport indique que les Chinois vont adopter une approche plus agressive des fusions-acquisitions, ouvrant la voie à la première grande puissance minière diversifiée chinoise du monde.

2010 et 2011 en chiffres

  • En 2010, PwC a relevé 2 693 transactions dans le secteur minier mondial d’une valeur de 113 milliards de dollars US, ce qui fait un total de plus de 11 000 transactions d’une valeur de près de 785 milliards de dollars US pour la décennie. Aucun autre secteur n’a connu de volumes ou de taux de croissance comparables.
  • Le secteur a connu une reprise impressionnante par rapport à 2009 avec des volumes de transactions en hausse de 28 % et un accroissement de valeur de 77 % supérieur à celui de l’année précédente.
  • Les volumes des transactions annoncées ont dépassé leur record précédent en enregistrant un gain de 21 % supérieur à celui de 2007. Pourtant, les valeurs sont restées de 26 % inférieures au record de 2006 en raison de l’absence de mégatransactions (transactions de plus de 10 milliards de dollars US). Ce manque relatif de mégatransactions est dû à l’absence de cibles  de grande envergure en jeu. 
  • Un record de transactions de 27 milliards de dollars US a déjà été annoncé vers la mi-février de 2011. La plupart (81 %) impliquaient des entreprises qui ont des participations dans les industries de l’or, du minerai de fer, du charbon, le cuivre et des fertilisants.
  • Les gouvernements canadien et australien ont tous deux pris des mesures pour protéger leurs ressources naturelles, bien que, ironiquement, les transactions des deux pays à l’étranger ont devancé les transactions internes. Les entités canadiennes ont réalisé 236 acquisitions à l’étranger d’une valeur de 8 milliards de dollars US et les entités australiennes ont réalisé 109 acquisitions à l’étranger d’une valeur de 9,7 milliards de dollars US.

Les perspectives pour 2011

Le rapport de PwC prévoit que le rythme des transactions et les valeurs augmenteront en 2011. La hausse anticipée des valeurs des transactions pourrait, par conséquent, inciter les principales entreprises à investir dans la croissance interne.

Selon PwC, il y aura également plus d’activités de rachat de nouveaux types de ressources (puisque les pays développés cherchent à s’assurer l’approvisionnement, inquiétés par la  concentration sur le marché chinois), de projets d’uranium (car l’Asie et d’autres régions entreprennent des développements nucléaires), et d’industries extractives complémentaires telles que le gaz de schiste (car la sécurité énergétique devient une préoccupation mondiale).

PwC prévoit également une augmentation des transactions menées par l’Inde et motivées par la volonté d’assurer l‘approvisionnement en minerai de fer et en charbon. Les transactions seront probablement structurées comme des placements privés avec des accords de soutirage ou de redevances (similaires aux transactions menées par la Chine de 2005-2007).

Un des plus grands défis que les entreprises minières devront affronter en 2011 sera de surmonter les difficultés pour conclure les transactions en raison de critiques croissantes de la part des gouvernements, des actionnaires et des ONG. « Le rejet par le gouvernement du Canada de l’offre de rachat de Potash Corp. par BHP Billiton illustre à quel point les parties prenantes peuvent empêcher la conclusion de  transactions », ajoute Rousseau. « Nous pensons qu’en 2011, il sera plus important que jamais que les entreprises minières travaillent activement avec leurs parties prenantes pour éviter de telles perturbations. »

Le rapport de PwC écarte l’éventualité d’une course sans fin aux fusions et acquisitions dans l’industrie minière. « Alors que la plupart d’entre nous voient dans l’histoire de la croissance des marchés émergents une réalité inévitable, d’autres remettent en question la viabilité d’une croissance aussi fulgurante, » précise Rousseau. « Les troubles politiques et la macro-instabilité sont tous deux présents et représentent aujourd’hui des dangers pour les fusions et acquisitions dans le secteur minier. »

Pour plus d’informations ou pour lire le rapport complet sur les transactions dans le secteur minier, consultez : www.pwc.com/ca/fr/mining/m-a-industry-briefing.jhtml.

L’équipe Transactions de PwC
L’équipe Transactions de PwC (http://www.pwc.com/ca/fr/deals/index.jhtml) aide les clients à réussir leurs transactions, de la conception à la clôture, et au-delà. Faisant partie du plus important groupe de services transactionnels dans le monde et collaborant avec notre équipe mondiale Financement d’entreprises, qui a obtenu en 2010 le prix « Upper Mid Market M&A Adviser of the Year », l’équipe Transactions de PwC Canada vous ouvre la porte d’un nouvel univers de fusions et d’acquisitions.

À propos de PwC

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Note aux rédacteurs :

La société PricewaterhouseCoopers a adopté la nouvelle désignation « PwC » à l’automne 2010. « PwC » s’écrit avec un « P » et un « C » majuscules. Le logo de la société, qui représente les initiales PwC en lettres minuscules, est la seule exception à cette règle d’écriture.