Le secteur des sciences de la vie compte sur le gouvernement pour intensifier son soutien, selon la dernière enquête

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La confiance augmente avec la reprise, mais le financement reste un enjeu primordial,comme le révèlent PwC et BIOTECanada

20 janvier 2011— Une enquête sur le secteur canadien des sciences de la vie publiée par PwC et BIOTECanada révèle que les organismes interrogés comptent sur un financement accru du gouvernement au moment même où les capitaux se font rares.

« La reprise de l’économie canadienne a aidé à faire remonter la confiance à long terme des participants au sondage, mais la difficulté de mobiliser des capitaux reste un enjeu d’envergure, qui se révèle d’ailleurs de plus en plus fondamental », explique Miriam Pozza, leader du secteur pharmaceutique et des sciences de la vie de PwC Montréal.

D’après le sondage, les facteurs de succès les plus importants pour le secteur canadien des sciences de la vie sont les suivants :

  • l’accès à des capitaux de sources diverses (pour 73 % des répondants)
  • l’augmentation du capital de risque de source canadienne (35 %)
  • une meilleure information sur les réussites obtenues par les entreprises canadiennes du secteur (33 %)

« En tout, 80 % des répondants déclarent que les conditions défavorables dans le secteur et sur les marchés représentent l’obstacle principal à l’obtention de capitaux. Voilà pourquoi les entreprises réclament une aide accrue du gouvernement, en particulier à court terme », commente Pozza. D’après l’enquête, le nombre de sociétés qui cherchent plus de 10 millions de dollars est passé à 47 %, comparativement à 39 % en 2009.

« La demande de produits augmente, la population vieillit et les compagnies pharmaceutiques ont besoin de remplir leur filière de développement. Le secteur repose donc sur de bonnes bases. Mais il faut faire augmenter considérablement le financement disponible si nous voulons que le Canada reste un acteur important dans ce secteur compétitif à l’échelle internationale », renchérit Pozza. Au total, les répondants ont besoin de plus de 1 milliard de dollars en capitaux.

« Étant donné la pénurie de sources de capitaux pour alimenter le financement, le secteur croit fermement que le gouvernement peut aider en créant des incitatifs à l’investissement de capital de risque (selon 78 % des répondants) et des incitatifs fiscaux plus intéressants (63 %) », ajoute Peter Brenders, président et chef de la direction de BIOTECanada.

« Les entreprises du secteur espèrent davantage d’incitatifs du gouvernement. Parmi les 30 % de répondants qui prévoient une délocalisation totale ou partielle de leurs activités, 38 % indiquent qu’ils envisageront de partir s’ils obtiennent de meilleurs incitatifs de la part d’un gouvernement étranger (comparativement à 2 % en 2009). Nous avons donc proposé un régime d’actions accréditives pour appuyer le secteur canadien des sciences de la vie. Ce modèle représente un exemple de mesure incitative pour le capital de risque qui concorde avec les attentes de nos répondants », explique M. Brenders.

Parmi les mesures les plus importantes que le secteur doit prendre pour améliorer la compétitivité mondiale du Canada, effectuer des pressions efficaces sur le gouvernement se classe au premier rang (selon 53 % des répondants), puis viennent l’idée de continuer à se concentrer sur les activités actuelles (48 %) et le besoin de recruter des cadres supérieurs chevronnés (42 %).

« Le gouvernement et le secteur doivent collaborer plus étroitement pour façonner un milieu au sein duquel les entreprises des sciences de la vie peuvent faire concurrence sur l’échiquier mondial. Pour améliorer les chances du Canada, nous avons besoin d’investissements considérables », déclare M. Brenders. D’ailleurs, 90 % des répondants indiquent qu’une acquisition est le scénario le plus plausible pour une entreprise florissante dans le secteur des sciences de la vie au Canada, suivi par l’octroi de licences ou la vente de propriété intellectuelle (71 %), puis la participation à un projet de codéveloppement ou de partenariat (70 %).

Si Mme Pozza et M. Brenders restent optimistes quant à l’avenir du secteur canadien des sciences de la vie, ils soulignent que « nous nous trouvons à un moment critique, en fait à un point d’inflexion. Le défi consiste à soutenir les entreprises tout au long du cycle de commercialisation. »

Le rapport de l’enquête s’intitule Un point d’inflexion. Prévisions 2011 pour le secteur canadien des sciences de la vie. En tout, 100 personnes ont répondu au sondage. Ces répondants issus d’entreprises publiques et privées du secteur des sciences de la vie et de la biotechnologie représentent quelque 3 000 employés à la grandeur du pays et un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards de dollars.

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