Le marché canadien des premiers appels publics à l’épargne (PAPE) a atteint 5,5 G$ en 2010 et poursuivra sur sa lancée en 2011, selon une enquête de PwC

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TORONTO (le 4 janvier 2011) – En dépit d’une volatilité persistante durant le quatrième trimestre, le marché canadien des PAPE a dépassé 5 G$ en 2010, une hausse importante par rapport au montant inférieur à 2 G$ recueilli en 2009, révèle l’enquête annuelle de PwC sur les PAPE réalisés sur les marchés boursiers canadiens.

Selon l’enquête de PwC, 31 nouvelles émissions sur l’ensemble des Bourses canadiennes ont totalisé 1,2 G$ au quatrième trimestre de 2010, ce qui a permis d’atteindre 5,5 G$ pour la première fois depuis 2006.

Dix nouvelles émissions à la Bourse de Toronto (TSX) ont généré 1,1 G$ au cours du dernier trimestre, comparativement à une seule émission de 300 M$ pour la même période en 2009. Sur la Bourse de croissance, 17 PAPE ont été réalisés, pour un total de 139 M$, durant le trimestre. Il s’agit d’une hausse par rapport aux 12 émissions d’une valeur totale de 51 M$ au dernier trimestre de 2009.

Cette longue remontée, après un creux historique de 682 M$ en nouvelles émissions sur l’ensemble des Bourses en 2008, a insufflé un élan au marché canadien des PAPE pour 2011, et elle nous permet d’envisager la situation avec optimisme, affirme Alain Michaud, leader du secteur commerce de détail et biens de consommation de PwC Québec.

« Au début de l’année 2010, nous nous étions fixé un objectif de 4 G$ pour le marché canadien des PAPE, explique M. Michaud. Nous avons dépassé cet objectif et avons jeté les bases pour la suite, bien que cela n’ait pas été facile. Le marché a été irrégulier en raison des écarts d’évaluation, qui ont forcé l’abandon ou la réévaluation de certains PAPE. Toutefois, malgré le manque de stabilité qui a caractérisé la période, les entreprises qui étaient bien préparées et capables d’agir rapidement ont profité des occasions offertes par l’amélioration ininterrompue des conditions du marché. »

Les secteurs des mines et de l’énergie ont dominé en 2010, une tendance qui devrait se poursuivre en 2011 selon M. Michaud. Il ajoute également que d’autres fondamentaux laissent espérer des conditions de marché positives.

« Les rendements récents du marché indiquent une amélioration des évaluations et de la confiance des investisseurs, affirme-t-il. Les entreprises du secteur immobilier et celles qui versent des dividendes continueront d’être intéressantes, la demande de rendement étant un facteur important aux yeux des investisseurs. En outre, les PAPE pourraient connaître le même succès qu’en 2010 avec l’annonce de bonnes nouvelles aux États-Unis. »

Les entreprises étrangères surveillent les nouvelles émissions sur les Bourses canadiennes, un gage de la stabilité de l’économie canadienne et de la maturité de nos marchés financiers, ajoute M. Michaud.

« La volatilité est toujours présente et nombre des éléments ayant caractérisé 2010 pourraient influencer 2011, nuance toutefois M. Michaud. Les préoccupations en Europe continueront d’affecter les marchés et le faible nombre d’émissions entre 200 M$ et 300 M$ demeurera le pilier manquant de la stabilité du marché canadien traditionnel des PAPE. »

L’enquête indique qu’il y a eu 25 émissions à la Bourse de Toronto en 2010, pour un total de 5,2 G$, comparativement à seulement quatre PAPE enregistrés sur cet indice en 2009, pour une valeur de 1,7 G$. En ce qui a trait à la Bourse de croissance, 42 PAPE ont recueilli 347 M$ en 2010, par rapport à 20 PAPE qui ont généré 69 M$ l’année précédente.

En 2010, la nouvelle émission la plus importante a été celle d’Athabasca Oil Sands Corp. au deuxième trimestre, d’une valeur de 1,3 G$. Deux émissions, MEG Energy Corp. (700 M$) et SMART Technologies Inc. (660 M$), complètent la liste des émissions les plus importantes de 2010. Le plus important PAPE du quatrième trimestre a été l’émission de 300 M$ de Whistler Blackcomb Holdings Inc.

Le secteur pétrolier et gazier a recueilli 2,7 G$ en 2010, près de la moitié des fonds amassés sur l’ensemble des Bourses durant l’année. Le secteur minier a quant à lui généré environ 1 G$, et celui de l’immobilier 645 M$.

PwC procède à cette étude du marché des PAPE au Canada depuis plus de dix ans. Les rapports sont publiés chaque trimestre pour fournir aux entreprises, aux investisseurs, aux médias et à d’autres parties intéressées des informations qui les aident à mettre le marché en perspective. Pour cette étude, les instruments de placement tels que les produits structurés ne sont pas considérés comme des PAPE puisqu’ils ne représentent pas de nouveaux titres de participation de sociétés en exploitation.

Pour obtenir plus d’information, consultez le site http://www.pwc.com/ca/fr/ipo/survey-canada.jhtml.

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