Le secteur mondial de la biotechnologie doit se réinventer pour survivre, selon PwC

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TORONTO, le 17 novembre 2010 — Malgré certains succès très notables, le secteur mondial de la biotechnologie ne s’est pas révélé à la hauteur, n’ayant pas réussi à réduire le risque lié au développement de nouveaux médicaments commerciaux. Selon le nouveau rapport Biotech Reinvented de PwC, le secteur doit adopter maintenant un modèle d’affaires qui favorise une collaboration accrue entre les sociétés du secteur pharmaceutique et celles de la biotechnologie.

La collaboration aiderait les entreprises biotechnologiques à accélérer la découverte et la mise au point de nouveaux médicaments, ce qui, en retour, contribuerait à réduire les coûts. Selon les recherches de PwC, étant donné les coûts de développement et les délais de production moyens, une augmentation de 5 % des taux de réussite de chaque phase d’essai et une diminution de 5 % du temps consacré au développement permettraient de réduire de 160 millions de dollars les coûts de R et D et de devancer la mise en marché de près de cinq mois.

Ces dernières années, les frontières entre biotechnologie et pharmacologie se sont estompées, un nombre accru de sociétés biotechnologiques se positionnant comme des pharmaceutiques et de plus en plus d’entreprises pharmaceutiques effectuant des investissements stratégiques dans la biotechnologie. Toutefois, en dépit de ce changement, le secteur de la biotechnologie a toujours de la difficulté à produire des médicaments qui soient à la fois rentables et rapidement commercialisables – une tendance observable au Canada et à l’échelle mondiale.

« Selon les résultats de notre sondage canadien sur les prévisions 2009 pour le secteur, la grande majorité des répondants pensent que les réseaux de collaboration joueront un rôle clé dans les modèles d'affaires futurs du secteur, indique Miriam Pozza, leader du secteur pharmaceutique et des sciences de la vie de PwC Montréal. Ils estiment également que les avantages de la collaboration surpassent les coûts et les risques qui leur sont associés. Cependant, les personnes interrogées au Québec ont beaucoup moins recours à la collaboration que leurs homologues étrangers dans divers domaines, notamment l'utilisation de réseaux pour partager les meilleures pratiques, l'accroissement de l'innovation et l'accès à de nouvelles compétences ou aux talents rares. Il sera intéressant de voir si cette nouvelle étude influencera l'opinion des québécois sur la collaboration. »

L’adoption d’un modèle axé davantage sur la collaboration exige que d’importants changements soient apportés aux modèles d’affaires et d’investissement du secteur. Les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques doivent partager les connaissances jusqu’ici gardées confidentielles, être plus disposées à prendre des risques et à travailler avec des tiers et des actifs qui ne leur appartiennent pas. Les investisseurs devront aborder les taux de rendement sous une perspective à long terme et modifier le modèle de financement, les faibles taux actuels ayant asséché de nombreux placements dans le secteur.

Le rapport fait également état des pressions accrues que subit le secteur mondial de la biotechnologie de la part des gouvernements, qui peinent à satisfaire les besoins en matière de soins de santé. Offrir des médicaments plus efficaces et plus économiques est plus important que jamais; il est donc primordial de faire en sorte que les acteurs du secteur puissent unir leurs efforts.

« Il y certes des obstacles, souligne Mme Pozza, mais les entreprises biotechnologiques peuvent grandement bénéficier d’une meilleure collaboration. Celles qui s’adapteront le plus rapidement seront davantage en mesure de répondre aux demandes en soins de santé de la société d’aujourd’hui. »

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour télécharger la version intégrale du rapport, veuillez consulter le site www.pwc.com/biotechreinvented.

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