Le 25 octobre 2010—Le sondage Perspectives d’affairesMC 2010 publié par PwC révèle que les sociétés privées canadiennes envisagent une fusion ou une acquisition dans le cadre de leur stratégie de croissance pour les 12 prochains mois, 34 % des répondants, soit le tiers, affirmant que les fusions et acquisitions feront partie de leur plan de croissance : une hausse par rapport à 28 % en 2009.
Brooke Valentine, directeur général, Vente, acquisition et financement d’entreprises à PwC, est d’avis que l’intérêt manifesté par les sociétés privées canadiennes pour les fusions et acquisitions montre bien que l’économie est plus saine et que nous sommes revenus à des niveaux historiques. Il constate : « De nombreux observateurs ont qualifié la période de septembre 2009 à septembre 2010 de peu fertile en fusions et acquisitions en cumul annuel. Toutefois, en examinant les données, nous ne pouvons que constater qu’il s’agit plutôt d’un retour à la norme historique. En réalité, cette impression de ralentissement nous vient du fait que le niveau des activités de fusion et d’acquisition avait été exceptionnellement élevé l’an dernier, largement supérieur aux moyennes historiques. Or, les transactions continuent d’avoir lieu. Nous revenons à un volume moyen à long terme. »
La plus grande démonstration de ce sondage n’est peut-être pas le fait que les sociétés privées canadiennes planifient en vue de la croissance, voire une croissance substantielle, mais c’est plutôt les moyens qu’elles comptent utiliser pour y arriver. En fait, plus de la moitié des répondants, soit 53 %, envisagent non seulement de maintenir leur part de marché actuelle mais de l’accroître, et ce, en dérobant la part de marché de leurs concurrents. Or, si l’on tient compte du fait que 40 % des répondants considèrent également la concurrence comme le principal enjeu des 12 prochains mois, il est plus facile de comprendre pourquoi les sociétés privées devront envisager toutes les options possibles pour accroître leur capacité concurrentielle et leur rentabilité.
Dans un marché hautement concurrentiel où chacun essaie de s’emparer de la plus grande part de marché, les fusions et acquisitions pourraient bien devenir un moyen encore plus puissant pour alimenter la croissance des sociétés privées. « Les entreprises arrivées à maturité ont particulièrement besoin d’une stratégie de fusion et acquisition, car leur taux de croissance organique est beaucoup plus lent que celui des entreprises en démarrage, par exemple. » estime Brooke Valentine. Et il ajoute : « Leur croissance ressemble davantage à celle de l’économie globale. Ainsi, l'acquisition d'une société peut leur permettre d’atteindre des niveaux de vente et de rentabilité plus élevés et donc d'augmenter considérablement leur niveau de croissance. »
Les résultats du rapport de cette année révèlent que 61 % des répondants ne prévoient pas avoir besoin de financement au cours de la prochaine année pour assurer leur croissance. Éric Castonguay, directeur général, Vente, acquisition et financement d’entreprises, à PWC explique ces résultats de la façon suivante : « Les produits des sociétés privées ont augmenté au point de se rapprocher de leurs niveaux historiques, ce qui permet maintenant à ces sociétés de financer elles-mêmes leur croissance. Par ailleurs, des sociétés assurent leur financement en réinvestissant leurs bénéfices, tout en restant prudentes sur le plan des dépenses en capital. Les leçons qu’elles ont tirées de la récession les poussent à chercher avant tout à tirer le meilleur de leurs actifs actuels. Dans l’ensemble, la plupart des sociétés privées qui ont participé au sondage semblent afficher un début de redressement, être bien capitalisées et prêtes à grandir. »
Selon Éric Castonguay, plusieurs possibilités s’offrent aux sociétés qui n’ont pas besoin de se capitaux : « En fait, le crédit est beaucoup plus accessible aujourd’hui qu’il y a 18 mois. Malgré la récession, les banques sont restées bien capitalisées; elles sont elles aussi impatientes d’augmenter leur part de marché. Après la crise du crédit, il y a eu des hausses substantielles des écarts de taux que les prêteurs exigeaient sur leurs prêts et, jusqu’à un certain point, ces écarts ont reculé au cours de la dernière année. »
Le marché est devenu beaucoup plus liquide et concurrentiel. Cette nouvelle réalité n’a pas échappé aux dirigeants des sociétés privées qui n’hésitent pas à comparer les taux quand vient le temps de renouveler un emprunt et qui ne se limitent pas aux prêts conventionnels accordés par les banques.
« Lorsqu’il est question de renouveler un prêt, les dirigeants de sociétés privées font un examen complet des sources de capitaux disponibles. », affirme Éric Castonguay.
Le sixième sondage annuel Perspectives d’affaires se penche sur les principaux enjeux pour les sociétés privées canadiennes. Plus de 200 dirigeants de sociétés privées canadiennes de divers secteurs ont rempli le sondage au cours de l’été 2010, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Québec.
Pour plus amples renseignements sur le sondage Perspectives d'affaires 2010, n'hésitez pas à visiter le site www.pwc.com/ca/businessinsights qui comprend :
Services aux sociétés privées (SSP)
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Pour tout renseignement sur le groupe Services aux sociétés privées (SSP), n’hésitez pas à consulter le site suivant : http://www.pwc.com/ca/fr/private-company-services/index.jhtml.
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