TORONTO (5 octobre 2010) – Les premiers appels publics à l’épargne (PAPE) réalisés au Canada au cours des trois premiers trimestres de 2010 ont mobilisé plus de 4 milliards de dollars, mais rien ne laisse encore entrevoir une reprise durable du marché, révèle l’enquête de PwC sur les premiers appels publics à l’épargne des Bourses canadiennes.
Dix nouvelles émissions sur l’ensemble des Bourses canadiennes ont totalisé 1,41 milliard de dollars au troisième trimestre de 2010, soit un total de 4,3 milliards de dollars pour les trois premiers trimestres de l’année, selon l’enquête de PwC. Au troisième trimestre de 2009, les Bourses n’avaient procédé qu’à cinq nouvelles émissions d’une valeur totale de 952 millions de dollars. En 2009, le total des PAPE s’était élevé à moins de 2 milliards de dollars.
Les nouvelles émissions à la Bourse de Toronto ont dominé les résultats du troisième trimestre, puisque trois PAPE ont recueilli 1,4 milliard de dollars. Deux émissions – MEG Energy Corp. (700 millions de dollars) et SMART Technologies Inc. (660 millions de dollars) – représentaient l’essentiel des nouvelles émissions.
« Au début de l’année, nous avions dit que le marché pouvait remonter au-dessus de 4 milliards de dollars si les investisseurs reprenaient confiance. L’année n’est pas encore terminée et ce chiffre est déjà dépassé – c’est une bonne nouvelle, mais il est évident que la reprise n’a pas été uniforme, explique Neil Manji, leader national des Services des premiers appels publics à l’épargne de PwC. Quand on analyse les opérations réalisées depuis le début de l’année, on s’aperçoit que les 4 milliards de dollars ont été mobilisés dans quelques grandes émissions. Si le marché était prospère, nous aurions observé plusieurs opérations de l’ordre de 200 à 300 millions de dollars. Des PAPE de cette ampleur ont encore du mal à se concrétiser, comme en témoignent les émissions annulées. On aura la preuve concrète que les sociétés de taille moyenne ont de nouveau accès au marché et que les investisseurs ont repris confiance lorsque les opérations de cette envergure se multiplieront. »
M. Manji pense que la volatilité de juillet et la léthargie du mois d’août ont pu ralentir le marché des PAPE au troisième trimestre. L’état toujours préoccupant de l’économie américaine, son impact sur le Canada et le retour possible de l’instabilité sur le marché ont aussi refroidi l’intérêt des émetteurs et des investisseurs. « Beaucoup de sociétés dont la stratégie de croissance comporte un PAPE n’ont pas tout à fait abandonné leurs plans; elles les ont seulement reportés. »
« Les fusions et acquisitions de grandes sociétés ont commencé à se multiplier en septembre. C’est une évolution positive qui rehaussera la confiance des investisseurs et des émetteurs dans l’économie et qui devrait favoriser les PAPE au cours des prochains mois. »
L’enquête indique que sept nouvelles émissions à la Bourse de croissance TSX ont généré un peu moins de 15 millions de dollars au troisième trimestre de 2010 alors que deux émissions avaient produit 1,6 million de dollars au cours du même trimestre de 2009. Il y a eu 25 émissions à la Bourse de croissance pendant les trois premiers trimestres de l’année, contre huit au cours de la même période de 2009.
PwC procède à cette étude du marché des premiers appels publics à l’épargne au Canada depuis plus de 10 ans. Les rapports sont publiés chaque trimestre pour fournir aux entreprises, aux investisseurs, aux médias et à d’autres parties intéressées des informations qui les aident à mettre le marché en perspective. Pour cette étude, les instruments de placement tels que les produits structurés ne sont pas considérés comme des PAPE puisqu’ils ne représentent pas de nouveaux titres de participation émis pour des sociétés en exploitation.
Pour de plus amples renseignements, consultez le site http://www.pwc.com/ca/fr/ipo/survey-canada.jhtml.
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