Le 22 septembre 2010 — Une étude menée par PricewaterhouseCoopers (PwC) révèle que de nombreux facteurs laissent entrevoir d’importantes transformations dans le secteur de la gestion des actifs au cours des prochaines années. « Nous verrons arriver de grands changements, voire une métamorphose; les gestionnaires de fonds et les institutions devront revoir leur modèle d’entreprise actuel », constate Caroline Émond, associée et leader du secteur des institutions financières pour PwC Montréal.
L’étude démontre que la baisse de la valeur des actifs, la concurrence grandissante et l’augmentation des coûts d’exploitation diminuent la marge bénéficiaire des sociétés de gestion d’actifs. En même temps, les investisseurs revendiquent plus de transparence et plus d’informations des gestionnaires; revendication que les autorités de réglementation appuient en faisant pression sur ces derniers.
« Tous ces facteurs indiquent des changements dans le modèle de vente et dans la rémunération des conseillers », affirme Madame Émonde. « Le temps est venu pour les organisations d’étudier ces impacts et d’élaborer de nouvelles stratégies d’exploitation ».
Caroline Émond définit certaines modifications que les sociétés de gestion d’actifs devront apporter pour réussir et rester concurrentielles :
« La vague éminente de baby-boomers retraités et la continuité des transferts intergénérationnels de la richesse auront un impact important sur le secteur de la gestion d’actifs », affirme Caroline Émond. Pour se prévaloir d’une partie du grand marché de la retraite et des transferts intergénérationnels de la richesse au Canada, les gestionnaires d’actifs devront combler les besoins changeants de leurs clients et offrir encore plus de services.
L’étude indique que les gestionnaires d’actifs devront élaborer des stratégies pouvant mieux servir les bénéficiaires des différentes générations, particulièrement ceux qui ont été moins choyés et qui ont des préférences d’investissement fondamentalement différentes comme le degré de tolérance au risque, les horizons d’investissement et les comportements face à la richesse.
Caroline Émond croit également que les sociétés canadiennes de gestion d’actifs indépendantes feront face à une pression grandissante pour concurrencer les banques et les acteurs mondiaux. Bien que ce soit tout un défi de rivaliser avec les organisations bancaires bien financées, le problème réside plutôt dans les économies d’échelle. Selon Madame Émond, 79 % des actifs nets dans les fonds communs canadiens sont sous la tutelle des dix plus grandes sociétés de fonds communs au Canada – dont cinq sont des institutions détenues par les banques.
Un autre problème émergeant du secteur est le gouvernement qui cherche continuellement de nouvelles sources de revenu fiscal. Puisque le gouvernement recherche de nouvelles façons de gérer les déficits qui s’accumulent, les Canadiens qui détiennent des actifs à l’étranger seront sous une surveillance accrue.
Vous pourrez lire le rapport complet sur le site Web de PwC au www.pwc.com/ca/am.
À propos de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.
PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) fournit des services de certification, de fiscalité et de conseils dans divers secteurs d’activité afin d’apporter une valeur ajoutée à ses clients et à leurs parties prenantes et de promouvoir la confiance du public. Dans les 151 pays où sont réparties les sociétés membres du réseau, plus de 163 000 personnes mettent en commun leurs idées et leur expérience pour trouver des solutions, présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (www.pwc.com/ca/fra) et ses entités apparentées comptent plus de 5 300 associés et employés.
« PricewaterhouseCoopers » s’entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., société à responsabilité limitée de l’Ontario ou, selon le contexte, du réseau mondial de PricewaterhouseCoopers ou des autres sociétés membres du réseau, chacune étant une entité distincte sur le plan juridique.