Les activités canadiennes de fusions et d’acquisitions au deuxième trimestre dépassent la tendance mondiale – les volumes sont en hausse de 15 % par rapport au trimestre précédent et les secteurs de l’énergie et des matériaux sont en tête, selon PwC

Affichez la page en: English

Pas de reprise en « V » puisque le rythme trimestriel a ralenti de 12 %

14 juillet 2010 – Selon PricewaterhouseCoopers (PwC), le nombre de fusions et d’acquisitions canadiennes annoncées a augmenté de 15 % et la valeur totale des opérations projetées s’est accrue de 26 %, au deuxième trimestre. Ces résultats du marché canadien contrastent avec ceux du marché américain où les volumes en 2010 sont au plus bas depuis une décennie.

La croissance du deuxième trimestre est remarquable, mais, d’un trimestre à l’autre, le volume des opérations a baissé de 12 %. « À la fin du deuxième trimestre, nous avons constaté un changement d’humeur qui est passé de l’optimisme prudent à la simple prudence, affirme Kristian Knibutat, leader national des Transactions chez PwC. Nous ne prévoyons pas une réduction nette des activités au troisième trimestre, mais nous estimons que la reprise des fusions et acquisitions sera lente et faible, dominée par des sociétés bien capitalisées et des grandes caisses de retraite. »

PwC a dégagé quatre tendances clés des données du deuxième trimestre :

  • L’amélioration de l’accès au levier financier s’est soldée par une augmentation des « mégatransactions » et une activité accrue chez les acheteurs financiers. La recrudescence des emprunts pour exploiter l’effet de levier constatée au premier trimestre s’est poursuivie pendant le deuxième. Cette amélioration de l’accès au financement a incité de grands acteurs financiers à se lancer sur le marché des fusions et acquisitions. Au chapitre de la valeur, la part des investissements privés sur le marché des transactions a augmenté à 25 % au deuxième trimestre, soit sa plus forte proportion depuis 2007. L’accès à des capitaux pour des transactions a aussi permis un retour timide des « mégatransactions »; les transactions évaluées à plus de 500 millions de dollars et impliquant des entités canadiennes ont doublé par rapport au deuxième trimestre de 2009.
  • Les grandes sociétés recourent aux fusions et acquisitions pour revenir à leurs activités de base. Dans une économie qui reste instable et incertaine, beaucoup de sociétés canadiennes se lancent dans des fusions et acquisitions pour accroître leur concentration opérationnelle ou réaliser des économies d’échelle. Cette tendance contraste vivement avec celle des années 2005 à 2008, où l’objectif stratégique le plus commun était la diversification des activités.
  • Les investisseurs étrangers continuent d’acquérir activement des actifs canadiens. Peu de Canadiens ouvrent leurs horizons au-delà des États-Unis. Pendant ce temps, les étrangers continuent d’écumer le marché canadien. La vague d’achats asiatique d’actifs canadiens, qui a débuté en 2007, s’est notamment intensifiée ce trimestre, le secteur pétrolier étant particulièrement convoité. Par exemple, dans le cadre du plus grand investissement chinois réalisé au Canada à ce jour et du deuxième plus grand réalisé en Amérique du Nord, la société pétrolière d’État Sinopec a fait l’acquisition d’une participation de 9,03 % dans le capital du chef de file des sables pétrolifères, ConocoPhillips, pour un montant de 4,65 milliards de dollars.
  • Les secteurs de l’énergie et des ressources naturelles font la particularité des transactions canadiennes. La domination du Canada sur le marché des transactions portant sur le secteur des matériaux représente un avantage inhérent à notre marché national. Ces industries sont considérées par les investisseurs étrangers comme des « refuges » dans une conjoncture incertaine. Les transactions portant sur les secteurs de l’énergie et des matériaux représentaient 46 % de la totalité de l’activité canadienne de fusions et acquisitions ce trimestre et les secteurs des métaux et des mines s’adjugeaient la plus grande part en termes de volume, soit 29 %.

Les données de PwC sur les transactions comprennent les opérations annoncées de fusion et d’acquisition dans lesquelles est impliquée au moins une entité canadienne, et les sources de toutes nos données sont Capital IQ et S&P LCD. On peut se procurer le rapport de six pages, qui comprend des graphiques et des analyses détaillées, en consultant le www.pwc.com/ca/QuarterlyDeals. Pour vous abonner au bulletin bihebdomadaire sur les marchés des capitaux ou le télécharger, consultez le http://www.pwc.com/ca/cmf.

À propos de l’équipe Transactions de PricewaterhouseCoopers

L’équipe Transactions de PricewaterhouseCoopers (http://www.pwc.com/ca/fr/deals/index.jhtml) aide les clients à réussir leurs transactions – de la conception à la clôture et au-delà. Faisant partie du plus important groupe de services transactionnels1 et grâce à notre équipe mondiale Vente, acquisition et financement d’entreprise qui a obtenu en 2010 le prix Upper Mid Market M&A Advisor of the Year2, l’équipe Transactions de PwC Canada est votre porte d’entrée dans un nouveau monde passionnant de possibilités de fusions et d’acquisitions.

À propos de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.

PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) fournit des services de certification, de fiscalité et de conseils dans divers secteurs d’activité afin d’apporter une valeur ajoutée à ses clients et à leurs parties prenantes et de promouvoir la confiance du public. Dans les 151 pays où sont réparties les sociétés membres du réseau, plus de 163 000 personnes mettent en commun leurs idées et leur expérience pour trouver des solutions, présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (www.pwc.com/ca/fra) et ses entités apparentées comptent plus de 5 300 associés et employés.

« PricewaterhouseCoopers » s’entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., société à responsabilité limitée de l’Ontario ou, selon le contexte, du réseau mondial de PricewaterhouseCoopers ou des autres sociétés membres du réseau, chacune étant une entité distincte sur le plan juridique.

1 Source : Kennedy; “Business Advisory Services Marketplace 2009-2011”; © BNA Subsidiaries, LLC. Reproduit avec autorisation.

2 Source : Acquisitions Monthly Awards 2010