La reprise des PAPE pourrait se faire en dents de scie, selon une étude de PwC

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5 juillet 2010, TORONTO (ONTARIO) – Amorcée au premier trimestre, la reprise du marché des premiers appels publics à l’épargne au Canada a décollé au deuxième trimestre, mais elle a évolué en dents de scie, selon une étude de PricewaterhouseCoopers (PwC) portant sur les PAPE réalisés sur les Bourses canadiennes.

Les marchés boursiers ont de nouveau été en proie à l’instabilité au deuxième trimestre, ce qui a freiné les nouvelles émissions à une valeur de 2,4 milliards de dollars sur toutes les Bourses canadiennes pendant la période. Ce niveau d’activité représente une forte hausse par rapport aux 464,7 millions de dollars du premier trimestre de 2010, mais nous aurions pu observer un trimestre record sans tous les reports ou retraits de nouvelles émissions projetées. Les résultats du deuxième trimestre étaient bien supérieurs aux 514,6 millions de dollars enregistrés à la même période en 2009, selon l’étude.

Au total, 16 premiers appels publics à l’épargne ont été réalisés sur l’ensemble des Bourses au deuxième trimestre, comparativement à sept pendant la même période en 2009. Les trois premiers mois de 2010 avaient déjà été marqués par 16 nouvelles émissions.

Au deuxième trimestre de 2010, la Bourse de Toronto a enregistré huit nouveaux PAPE, pour une valeur totale d’environ 2,3 milliards de dollars, comparativement à l’unique émission de 500 millions de dollars au deuxième trimestre de 2009. Au premier trimestre de 2010, quatre nouveaux PAPE ont mobilisé 442,7 millions de dollars sur la Bourse de Toronto.

Selon Neil Manji, leader national des Services des premiers appels publics à l’épargne de PwC, la progression inégale des PAPE sur le marché canadien est propre aux premières étapes d’une reprise, et la récente instabilité n’a fait qu’accentuer cette situation.

« Le marché des premiers appels publics à l’épargne avait bien débuté au premier trimestre, mais comme le reste du marché boursier, les nouvelles émissions ont été freinées par une recrudescence de la volatilité au deuxième trimestre, explique M. Manji. L’instabilité récente conjuguée à des craintes à l’égard de la croissance économique mondiale et de la chute des marchés boursiers au dernier trimestre ont incité les nouveaux émetteurs à marquer une pause et à reprendre leur souffle. Cette évolution en dents de scie est prévisible aux premières étapes d’une reprise, mais elle rend la tâche difficile aux investisseurs et aux émetteurs. »

La plus grande émission était un placement de 1,35 milliard de dollars par Athabasca Oil Sands Corp. au début du deuxième trimestre de 2010, selon l’étude. Parmi les autres émissions couronnées de succès figuraient des sociétés immobilières et d’autres entreprises qui génèrent des flux de trésorerie stables, signe que le marché est ouvert à des investissements aux rendements plus durables et prévisibles, d’après M. Manji.

« Le marché des PAPE n’est pas identique d’un secteur à l’autre. Athabasca était de toute évidence le plus important placement, mais l’activité a également été soutenue dans les secteurs de l’immobilier et des ressources naturelles. À en croire les opérations réalisées à ce jour et celles qui se préparent, la reprise sera plus généralisée lorsque la volatilité aura diminué », pense M. Manji.

« Depuis le début de l’année, les nouvelles émissions ont atteint près de 2,9 milliards de dollars, dépassant le total annuel de 1,8 milliard de dollars de 2009. Sur la base des opérations du premier semestre de l’année et de celles que nous prévoyons, nous continuons de croire que le marché des PAPE pourrait atteindre 4 milliards de dollars au Canada cette année », ajoute-t-il.

Au total, 12 nouvelles émissions ont été lancées à la Bourse de Toronto pendant le premier semestre de 2010, selon l’étude de PwC, comparativement à une seule pour la même période en 2009. La valeur totale des nouvelles émissions d’actions sur la principale Bourse canadienne a atteint 2,7 milliards de dollars pendant les six premiers mois de l’année, par rapport à 500,2 millions de dollars au premier semestre de 2009.

L’étude a fait état d’une valeur totale de 2,9 milliards de dollars mobilisés par 32 nouvelles émissions sur l’ensemble des Bourses pendant le premier semestre de 2010. Seulement 10 nouvelles émissions avaient été lancées sur toutes les Bourses au premier semestre de 2009, pour un total de 517,1 millions de dollars.

PricewaterhouseCoopers réalise des enquêtes trimestrielles sur le marché des PAPE au Canada depuis plus de 10 ans. Le cabinet en présente les résultats afin de mettre à la disposition du public, notamment des entreprises, des investisseurs et des médias, des informations qui l’aideront à mieux comprendre ce marché. Aux fins de l’enquête, les instruments de placement tels que les produits structurés ne sont pas considérés, car ils ne représentent pas réellement de nouveaux placements pour les sociétés en exploitation.

Pour de plus amples renseignements, consultez le site http://www.pwc.com/ca/fr/ipo/survey-canada.jhtml.

Pour télécharger le rapport The Canadian IPO – Market Decade in Review 2000-2009 de PwC, consultez le site http://www.pwc.com/ca/fr/ipo/ipo-decade-in-review.jhtml.

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