Le répit que connaît le secteur mondial de la foresterie, du papier et de l’emballage pourrait ne pas durer selon PwC

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Le secteur reprend des forces, mais il pourrait ne pas retrouver toute sa vigueur avant 2011

VANCOUVER, le 18 mai 2010 — Les résultats du secteur mondial de la foresterie, du papier et de l’emballage ont été désastreux en 2009, mais la hausse des prix du bois et de la pâte à la fin de 2009 et au début de 2010 a donné lieu à des résultats supérieurs aux attentes pour le premier trimestre de 2010. Ce sont là certaines des constatations publiées aujourd’hui par PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (PwC) à la Conférence mondiale de PwC sur le secteur forestier, papetier et de l’emballage.

Le rendement des capitaux engagés (RCE) est une mesure importante de la santé financière du secteur. Voici ce que révèlent les chiffres préliminaires de 2009 concernant le RCE des 100 premières sociétés dans le monde :

  • À l’échelle mondiale, le RCE s’est établi à environ 3,2 % en 2009, en hausse par rapport à celui de 2008, qui se situait à 2,4 %;
  • 75 % des sociétés ont affiché un RCE de 7 % ou moins;
  • 15 % des sociétés ont enregistré un RCE d’au moins 10 %;
  • 70 % des sociétés ayant enregistré un RCE d’au moins 10 % étaient américaines;
  • 30 % des sociétés ont enregistré un RCE négatif en 2009, soit la même proportion qu’en 2008.

Bruce McIntyre, leader du Groupe des services au secteur forestier et papetier, explique : « La faiblesse que connaît l’économie ces dernières années a entraîné une insuffisance chronique de l’offre dans le secteur forestier et papetier. Un grand nombre d’entreprises ont donc cessé temporairement leurs activités ou fait faillite tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Bien qu’il soit relativement facile pour les sociétés existantes de remettre en service les usines de papier inactives, il sera nettement plus difficile de reconstruire certains maillons de la chaîne d’approvisionnement. »

En outre, bien que ces deux dernières années, les prix des matériaux de construction aient atteint leurs plus bas niveaux depuis 25 ans, ils sont remontés depuis le début de l’année. Le prix du bois d’œuvre est actuellement de 305 $US par Mpmp (2x4 n° 2 et de qualité plus élevée), en hausse de 40 % par rapport au prix moyen en 2008. Les hausses de prix des produits en OSB sont encore plus spectaculaires, le prix actuel de 395 $US par millier de pieds carrés étant deux fois et demie plus élevé que le prix moyen établi en 2008.   

« Les stratégies disciplinées des producteurs ont porté leurs fruits à la fin de 2009 et au début de 2010, l’offre n’ayant pas suffit à la légère augmentation de la demande, le prix du bois d’œuvre a augmenté », explique M. McIntyre. « Cette hausse de prix et les augmentation prévues de la demande attirent de nouveaux joueurs sur le marché et sont favorables aux entreprises dont les scieries sont en service. »

Les bonnes nouvelles concernant le secteur des pâtes se sont maintenues en 2010 : les prix ont augmenté de près de 50 % par rapport à l’année précédente (le prix de la pâte NSBK est actuellement de 965 $US la tonne comparativement à 635 $US la tonne en 2009).

« En ce qui a trait aux pâtes, la situation est la même que pour le bois d’œuvre : le prix est aiguillonné par l’offre plutôt que par la demande », observe Frédéric Bouchard, premier directeur, Financement d’entreprises, et leader du groupe des services au secteur forestier, papetier et de l’emballage de PwC à Montréal. « En 2009, l’offre a été lourdement touchée par de nombreux facteurs, dont le séisme au Chili et une grève des ports en Finlande. Le séisme au Chili a grevé la production d’usines de pâte représentant 8 % de l’offre mondiale. Lorsque ces usines seront remises en service et que leur production aura retrouvé les niveaux d’avant le séisme, nous prévoyons que le prix des pâtes baissera. »

Le RCE total des 100 premières sociétés ouvertes a augmenté en 2009, bien que son niveau varie d’une région à l’autre. Comme l’an dernier, la Colombie-Britannique et le Canada demeurent en queue de peloton, mais les sociétés de ces régions ont montré des signes d’amélioration par rapport à 2008. En fait, le Canada a enregistré la plus importante augmentation, exprimée en pourcentage, après les États-Unis. Le véritable inducteur de l’augmentation aux États-Unis est la subvention liée à la liqueur noire qui a été estimée à 6,5 G $US pour 2009. Si on exclut cette subvention, le RCE aux États-Unis aurait été nul, voire négatif.

En Colombie-Britannique, les activités ont engendré un bénéfice de 200 M $US et un RCE de 4 %, soit le premier rendement positif depuis 2005.

« Certains indices semblent annoncer une reprise au début de 2010, mais les fondamentaux inhérents à la croissance du secteur forestier et papetier ne sont pas encore présents. Nous prévoyons même une légère rechute avant le rétablissement complet du secteur en 2011 ou en 2012 », conclut M. Bouchard.

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