8 avril 2010 – L’année 2009 restera dans les annales comme l’une des plus difficiles à avoir frappé le secteur automobile, mais les concessionnaires automobiles du Canada ont survécu et la plupart ont fait état d’une augmentation des bénéfices, selon les résultats du sondage annuel mené auprès des concessionnaires d’automobiles neuves du Canada par PricewaterhouseCoopers (PwC) et DesRosiers Automotive Consultants Inc. qui ont été publiés dans PwC Dealer Trendsetter Survey. Dans beaucoup de cas, les concessionnaires au Canada ont bénéficié de la situation difficile qui prévalait chez leurs homologues américains et présentent des bénéfices en hausse par rapport à 2008.
« Dans l’état actuel du marché et avec un repli des ventes de véhicules neufs de 15 %, le fait que les concessionnaires aient réussi à maintenir leur rentabilité indique qu’ils ont su bien contrôler les coûts et, dans certains cas, accroître leur chiffre d’affaires dans d’autres centres de profit de leurs établissements », explique Terri McKinnon, associé des Services aux sociétés privées de PwC.
Rentabilité et ventes
Les ventes de véhicules neufs et d’occasion ont diminué d’environ 3 % en 2009. Les plus petits concessionnaires avaient tendance à miser davantage sur les ventes de véhicules d’occasion, réalisant près de la moitié de leur chiffre d’affaires sur ce créneau comparativement aux grands concessionnaires pour lesquels les véhicules d’occasion ne représentaient que 26 % des ventes.
Certaines données semblent clairement indiquer que les concessionnaires plus importants réussissent moins bien dans le service après-vente. « Comme les plus gros concessionnaires vendent plus de véhicules par poste d’entretien que les petits, ils ont plus de difficulté à jongler avec les exigences du service après-vente que les petits concessionnaires », dit M. McKinnon.
Valeur des établissements-concessionnaires
Au cours des trois dernières années, on a recensé autant de concessionnaires dont la concession a gagné en valeur que de concessionnaires dont la valeur a baissé. On remarquera que 31 % des concessionnaires de marques japonaises ont indiqué que la valeur de leur concession a diminué, particulièrement en ce qui concerne Honda. Par région, les concessionnaires de la Colombie-Britannique étaient extrêmement négatifs alors que ceux du Québec, de la région de l’Atlantique et de l’Ontario faisaient preuve de plus d’optimisme.
Achats et ventes d’établissements
Selon certains indices qui ne trompent pas, l’évaluation des concessions augmentera au cours des trois à cinq prochaines années, puisqu’il y a de plus en plus d’acheteurs et de vendeurs. De fait, seulement 11 % des concessionnaires indiquent qu’ils pourraient vendre au cours des trois prochaines années comparativement à 32 % qui pensent se porter acquéreurs d’établissements supplémentaires.
« L’essentiel de cette activité touchera les petits établissements, alors que les plus grands achèteront plus activement. Les plus grands établissements cherchent à reprendre des points de vente multiples, alors que les plus petits ne visent qu’une ou deux acquisitions », dit Dennis DesRosiers, président de DesRosiers Automotive Consultants Inc.
Les contraintes dans l’acquisition de nouveaux établissements
Les concessionnaires ont indiqué que trouver la bonne marque automobile était la contrainte la plus importante dans les projets d’acquisition, mais les répondants ont aussi indiqué que la recherche de bons gestionnaires et d’établissements viables constituait une difficulté notable. La plupart des répondants (75 %) ont affirmé que la valeur d’une acquisition était déterminée par la valeur de la marque.
« Les constructeurs doivent gérer plus attentivement la valeur de leur marque, estime M. DesRosiers. Les constructeurs recherchent tous les meilleurs concessionnaires pour exploiter leurs établissements de vente. Et réciproquement, les meilleurs concessionnaires recherchent les meilleures marques. Les constructeurs qui font moins d’efforts pour améliorer leur image de marque sont moins intéressants pour les concessionnaires. »
Sources de financement
Beaucoup de concessionnaires qui ont répondu au sondage ont indiqué qu’ils avaient changé de créanciers au cours de la dernière ou des trois dernières années, et ce, pour plusieurs raisons, notamment les faillites et l’état de l’industrie automobile. Quelque 35 % des concessionnaires ont changé de bailleurs de fonds pour le financement en gros de véhicules neufs et l’essentiel de ces changements était motivé par des facteurs économiques au cours des dernières années.
Malgré des taux d’intérêt d’une faiblesse record, la plupart des concessionnaires (65 %) ont vu augmenter à la fois les taux d’intérêt exigés pour le financement et le montant des garanties à donner. Cela s’explique principalement par le fait que le secteur automobile est perçu comme un secteur à très grand risque en raison des faillites de la dernière année, ce qui se traduisait par des taux d’intérêt plus élevés pour tous les concessionnaires.
« Bien qu’aucun concessionnaire n’ait fait faillite au Canada cette année, les signes de restructuration étaient évidents. Cependant, beaucoup ont bénéficié de la situation difficile qui prévalait chez leurs homologues des États-Unis et continuent d’afficher des bénéfices en hausse », dit M. McKinnon.
« Il est intéressant de noter qu’environ un quart des concessionnaires changent de banque tous les 2 à 3 ans. L’époque des relations de longue durée avec un même banquier s’est fortement détériorée et est révolue pour la plupart. »
Pour de plus amples renseignements et pour lire la version intégrale du rapport, consultez le site www.pwc.com/ca/trendsetter.
À propos de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.
PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) fournit des services de certification, de fiscalité et de conseils dans divers secteurs d'activité afin d’apporter une valeur ajoutée à ses clients et à leurs parties prenantes et de promouvoir la confiance du public. Dans les 153 pays où sont réparties les sociétés membres du réseau, plus de 155 000 personnes mettent en commun leurs idées et leur expérience pour trouver des solutions, présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (www.pwc.com/ca/fr) and its related entities have more than 5,200 partners and staff in offices across the country.
« PricewaterhouseCoopers » s’entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., société à responsabilité limitée de l’Ontario ou, selon le contexte, du réseau mondial de PricewaterhouseCoopers ou des autres sociétés membres du réseau, chacune étant une entité distincte et indépendante sur le plan juridique.