Le 28 janvier 2010 — Une enquête réalisée auprès des sociétés (privées et ouvertes) du secteur de l’énergie révèle qu’elles veulent accroître leur capacité de survivre à la prochaine récession. Selon les résultats du sondage réalisé en 2009 par PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (PwC) et JuneWarren-Nickle’s Energy Group sur le secteur canadien de l’énergie, intitulée The Perfect Storm: Catalyst for Performance Optimization, les principaux objectifs stratégiques des sociétés du secteur pour les trois prochaines années sont la gestion et l’optimisation des actifs (20 % des répondants), la performance opérationnelle (13 % des répondants) et la performance financière (12 % des répondants).
« Tout comme l’ouragan Katrina a servi de catalyseur pour la planification à long terme de la continuité de l’exploitation, la récession économique de 2009 a obligé les sociétés du secteur de l’énergie à analyser et modifier leurs modèles opérationnels », affirme Scott Bolton, leader du groupe Énergie de PwC Canada. « En situation de resserrement du crédit et de flux de trésorerie limités, un grand nombre d’organisations ne ménagent aucun effort pour réduire leurs coûts et accroître leur performance. Elles se rendent compte que l’amélioration des processus sous-jacents, dans les domaines des TI et de l’approvisionnement notamment, est essentielle pour demeurer concurrentielles. »
Selon les répondants, les cinq facteurs qui seront particulièrement déterminants pour leurs activités au cours des trois prochaines années sont : le prix du pétrole (61 %), le prix du gaz naturel (60 %), un ralentissement de l’économie mondiale (60 %), une déstabilisation des marchés financiers (51 %) et le coût des intrants énergétiques (39 %).
Les entreprises ont en effet été mises en difficulté par la baisse des prix des marchandises (en particulier pour le gaz naturel), la hausse du coût des intrants (qui s’est répercutée sur les charges d’exploitation) et des problèmes persistants touchant la chaîne logistique. La moitié des répondants ont indiqué qu’ils s’attendaient à une augmentation soutenue du coût des intrants énergétiques au cours des trois prochaines années et 39 % d’entre eux ont observé que ce coût aura une incidence marquée sur leurs activités pendant cette même période.
En raison de l’instabilité des marchés financiers et de la rareté des liquidités disponibles, les entreprises du secteur de l’énergie ont très peu dépensé pour moderniser leur parc d’immobilisations, voire le maintenir à un niveau optimal. Le fait qu’elles aient très peu investi à court terme les forcera à faire d’importants investissements pour atteindre leurs objectifs de fiabilité.
« Les sociétés du secteur de l’énergie devraient s’orienter vers l’adoption d’un programme de gestion holistique de leurs actifs, programme qui les aidera à réduire leurs dépenses en immobilisations à long terme et à accroître leur production sans gonfler leur budget d’investissement », ajoute M. Bolton. « Les exploitants peuvent comprimer nettement les dépenses engagées pour obtenir des produits ou services de tiers fournisseurs en acquérant en interne une connaissance plus approfondie de leurs actifs et de la complexité et des capacités de la chaîne logistique. Une approche intégrée qui tient compte des liens entre les actifs, les activités et les ressources humaines produira des résultats à long terme et préparera mieux les entreprises aux futurs soubresauts de l’économie. »
MéthodologieCe rapport présente les résultats d’un sondage réalisé en ligne par PricewaterhouseCoopers pendant la période de 22 jours écoulée entre le 25 mai et le 15 juin 2009 dans le but de mieux comprendre les enjeux actuels du secteur.
Près de 85 % des 140 répondants occupent des fonctions de direction au sein du secteur de l’énergie (49 % occupent des postes de direction et 35 % des postes de gestion). La majorité des répondants (61 %) travaillent pour des entreprises d’exploration et de production pétrolière et gazière, tandis que 12 % d’entre eux travaillent dans le secteur des services et 6 % pour une entreprise de forage.
Près de 25 % des répondants exercent leurs activités dans l’ouest du Canada, 27 % en Amérique du Nord et 28 % ailleurs dans le monde (plusieurs réponses pouvaient être données à la question).
Pour obtenir plus d’information, visitez le site à l’adresse Conseils pour réussir en Alberta ou Energy Visions.
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