Un sondage révèle que les administrateurs s’efforcent de se recentrer sur la stratégie

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Le 26 novembre 2009 — Ces dernières années, les conseils d’administration devaient consacrer le plus grand de leur temps et leur énergie à la conformité aux exigences réglementaires. Aujourd’hui, un nouveau sondage de PricewaterhouseCoopers (PwC) et du Clarkson Centre for Board Effectiveness (CCBE), réalisé en collaboration avec l’Institut des administrateurs de société (ICD), révèle que le moment est venu pour les administrateurs de se recentrer sur la stratégie d’entreprise et de traduire leurs intentions en actions.

Le sondage a demandé à des participants de secteurs et d’industries variés de fournir des commentaires qualitatifs et quantitatifs sur ce qu’ils vivent comme administrateurs. Les répondants sont des administrateurs et anciens administrateurs de sociétés ouvertes et fermées, de sociétés d’État et d’organismes sans but lucratif de toutes les grandes industries.

« Au cours de la dernière décennie, les conseils d’administration ont subi une augmentation sans précédent des pressions de l’extérieur et ont commencé à être surveillés de près par des parties intéressées externes, » dit Mike Harris, leader canadien du groupe Gouvernance d'entreprise chez PwC. « L’effondrement de sociétés très en vue au début des années 2000 et l’aspiration à une amélioration de la gouvernance et de la supervision qui en a résulté ont braqué les projecteurs sur les conseils d’administration, dans tous les secteurs. Aujourd’hui, après les grandes difficultés qu’ont connues les sociétés pendant la crise économique récente, nous nous attendions à constater une forte propension des conseils à se recentrer sur la stratégie de leur entreprise. Or, notre sondage révèle qu’il n’y a pas eu de revirement fondamental appelant à une mobilisation renouvelée autour des activités centrales de la société. »

Tim Rowley, directeur du CCBE, professeur adjoint en gestion stratégique à la Rotman School of Management, Université de Toronto, et directeur national du programme de formation des administrateurs offert par l’IAS et la Rotman School of Management abonde dans le même sens : « Nous avons constaté d’importantes améliorations de l’efficacité des conseils d’administration ces dernières années, mais les administrateurs restent confrontés à des difficultés de taille. Les pressions externes changent constamment et les administrateurs doivent déployer plus d’efforts que jamais pour répondre aux nouvelles attentes. »

Selon le sondage en ligne mené auprès de 429 administrateurs canadiens, le lien est inexistant entre les sujets auxquels les administrateurs considèrent important de consacrer du temps et ce qu’ils font effectivement. À l’heure actuelle, la majeure partie du temps des réunions des administrateurs est absorbée par les « autres points » (21,9 %), suivis de l’exploitation (21,3 %) et de la stratégie (15,8 %). La gestion du risque arrive loin derrière, avec 8 %. Cependant, quand on leur demande comment ils aimeraient que le temps des réunions soit réparti, les administrateurs citent la stratégie en premier (24,7 %), suivie des autres points (20,3 %) et de l’exploitation (14,3 %). La gestion du risque se classe plus haut, à 11,1 %. De nombreux conseils d’administration commencent à se doter de nouveaux processus leur assurant une plus grande participation à la préparation des ordres du jour et à la supervision des réunions du conseil, mais ne sont pas encore capables de répartir le temps des réunions en fonction de ce qui les préoccupe le plus.

« Il est important pour l’IAS, la seule association professionnelle représentant les administrateurs et les conseils au Canada, d’avoir une image précise des enjeux actuels des administrateurs afin pour qu’elle puisse mieux aider ses membres à être aussi efficaces que possible en réunion », affirme Beverly Topping, présidente et chef de la direction de l’IAS. « Malgré les écarts de satisfaction existants, les résultats du sondage indiquent une hausse spectaculaire du temps consacré à la stratégie au cours des cinq dernières années. Cette hausse est un signe encourageant qui témoigne des efforts continus des administrateurs à faire de cette question un sujet prioritaire lors des réunions, » dit-elle.

Brenda Eprile, leader canadienne du groupe des services en matière de risques de PwC ajoute « Le temps passé dans la salle du conseil a augmenté radicalement ces dernières années et il est fort probable que les changements de préoccupations des conseils d’administration soient le produit de multiples facteurs découlant de l’évolution du marché, de la surveillance étroite par les diverses parties prenantes et de la professionnalisation accrue du rôle du conseil. Les administrateurs ont noté une forte augmentation du temps que requièrent la stratégie, la gestion du risque et la conformité ces dernières années, mais ils estiment qu’il faudra encore des ajustements pour maximiser la valeur du conseil. Idéalement, ils voudraient réserver plus de temps à la planification et aux discussions stratégiques, et moins à la supervision opérationnelle. »

Si la charge de travail des conseils d’administration a augmenté, les conseils eux-mêmes ne sont pas plus gros pour autant. Dans tous les secteurs, les conseils ont indiqué que le nombre d’administrateurs était resté stable au cours des cinq dernières années – ce qui reflète en partie l’opinion que les conseils sont de la bonne taille. Seuls ceux des organismes sans but lucratif faisaient état de salles du conseil un peu trop bondées. Il y a cependant un roulement. Le mandat moyen d’un administrateur de société ouverte au Canada est de moins de cinq ans et les membres sont, pour la vaste majorité, élus annuellement.

L’importance accrue que les conseils accordent à l’exécution de leurs responsabilités s’accompagne d’un besoin croissant d’administrateurs instruits et expérimentés. Un administrateur efficace doit posséder un juste équilibre de compétences spécialisées et de qualités personnelles nuancées. Les connaissances financières (83 %) et l’indépendance d’esprit (77,2 %) sont de loin les compétences les plus recherchées et traduisent la nécessité de posséder à la fois un bagage technique et le savoir-faire requis pour assurer des communications de grande qualité.

« Cela ne signifie pas que tous les administrateurs doivent être des spécialistes de la finance, mais plutôt que des compétences financières sont indispensables pour le conseil dans son ensemble, commente M. Harris. Combinées avec une solide compréhension de la stratégie de l’entité, ces compétences sont des atouts clés de l’administrateur idéal d’aujourd’hui. Ces caractéristiques prennent de l’importance, car, dans bien des cas, l’interface entre le conseil et la direction devient plus complexe. »

Aussi, 21,3 % des répondants ont-ils dit que la caractéristique la plus importante d’un administrateur était la capacité de comprendre la structure de l’entité, suivie par le fait d’avoir une conduite éthique (17,5 %) et de contribuer utilement aux délibérations (17 %).

En matière de formation, la plupart des conseils encouragent maintenant les administrateurs à exploiter diverses possibilités. Dans de nombreuses entités, cependant, il n’y a pas d’exigences formelles et, pour certaines autres, la formation permanente des administrateurs n’est pas encore une préoccupation. De plus en plus d’administrateurs prennent l’initiative de parfaire leur formation, et la majorité des personnes sondées ont indiqué qu’elles avaient fortement renforcé leur engagement à l’égard de la formation des administrateurs même si ce n’était pas le cas de leur conseil. Les administrateurs sondés ont indiqué que les possibilités de formation qui leur étaient offertes étaient le plus souvent des documents à lire (60,8 %), mais aussi des visites sur les lieux (50,1 %) et des présentations par des spécialistes de l’industrie (46,6 %).

Sondage – méthode

Le sondage, effectué au printemps 2009, est une initiative de PwC et du CCBE, en collaboration avec l’IAS. Au total, 429 administrateurs de divers secteurs et entreprises ont participé au sondage, en fournissant de la rétroaction qualitative et quantitative sur leur expérience dans leur rôle de membres d’un conseil d’administration. Des commentaires ont également été recueillis sous forme d’entrevue.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site suivant : www.pwc.com/ca/directorsurvey.

À propos de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.

PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) fournit des services de certification, de fiscalité et de conseils dans divers secteurs d'activité afin d’apporter une valeur ajoutée à ses clients et à leurs parties prenantes et de promouvoir la confiance du public. Dans les 153 pays où sont réparties les sociétés membres du réseau, plus de 155 000 personnes mettent en commun leurs idées et leur expérience pour trouver des solutions, présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (www.pwc.com/ca/fr) and its related entities have more than 5,200 partners and staff in offices across the country.

« PricewaterhouseCoopers » s’entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., société à responsabilité limitée de l’Ontario ou, selon le contexte, du réseau mondial de PricewaterhouseCoopers ou des autres sociétés membres du réseau, chacune étant une entité distincte et indépendante sur le plan juridique.

À propos du CCBE

Le Clarkson Centre for Board Effectiveness (CCBE) est un centre de communications et de recherche en gouvernance d’entreprise de la Rotman School of Management. Le centre a pour mission de suivre de près les tendances en matière de gouvernance d’entreprise au Canada et de fournir des outils et des lignes directrices à des cabinets qui cherchent à améliorer l’efficacité et la communication de leur conseil d’administration.

Depuis 2002, l’indice de confiance annuel du CCBE, le Board Shareholder Confidence Index, est la référence en matière d’évaluation des meilleures pratiques de gouvernance au pays. Les autres centres d’intérêts du centre comprennent l’examen du rapport entre la rémunération et la performance dans les entreprises canadiennes, la communication de la rémunération du chef de la direction, une étude sur la gouvernance au sein des petites et moyennes entreprises et le suivi de l’incidence sur la gouvernance des administrateurs qui siègent à quatre conseils ou plus d’entreprises figurant à l’indice TSX.

À propos de l’IAS

L’Institut des administrateurs de sociétés (IAS) est une association professionnelle sans but lucratif composée de membres et représentant les administrateurs et les conseils canadiens des secteurs gouvernemental, sans but lucratif et à but lucratif. L’IAS, qui compte plus de 3 000 membres et un réseau de neuf sections, fait la promotion du professionnalisme et de l’efficacité des administrateurs en offrant des activités de perfectionnement professionnel (formation, certifications, etc.), de l’information et des ressources (service de placement pour les conseils, occasions de réseautage, etc.).