Les opérations restent maigres dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense, selon PricewaterhouseCoopers

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Le 27 novembre 2009 — La crise économique mondiale continue de peser lourd sur le secteur de l’aérospatiale et de la défense dont les activités de fusion et d’acquisition restent minces. Selon le rapport de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. intitulé Mission control: Third-quarter 2009 global aerospace and defence industry mergers and acquisitions analysis, le nombre total d’opérations de plus de 50 M$ US conclu au cours des trois premiers trimestres de 2009 est en baisse par rapport à 2008.

  • Le nombre d’opérations de plus de 50 M$ US a diminué de 69 % au cours des trois premiers trimestres de 2009, à 11 opérations seulement par rapport à 36 au cours de la même période en 2008.
  • Le nombre d’opérations a cependant augmenté régulièrement d’un trimestre à l’autre en 2009 : une seule opération d’une valeur de plus de 50 M$ US a été enregistrée au premier trimestre, alors que quatre opérations ont été annoncées au deuxième trimestre, et six au troisième. Deux des six opérations conclues au troisième trimestre totalisaient plus de 500 M$ US.

« Malgré ces quelques grosses opérations, nous croyons que les entreprises se contenteront encore d’opérations plus petites pour le moment, » affirme Mario Longpré, associé au sein de PwC Canada et leader national du groupe Aérospatiale et défense. « À court terme, nous nous attendons à voir un nombre limité d’opérations de grande envergure et un nombre constant ou en croissance d’opérations de moyenne envergure, à mesure que les acheteurs et les vendeurs s’habitueront à un contexte financier et économique différent. »

La faible activité des investisseurs financiers et la faiblesse continue des marchés des capitaux ont notamment limité la valeur des opérations en 2009 par rapport à l’année précédente.

  • La valeur totale des opérations de plus de 50 M$ US au troisième trimestre a atteint 2,5 G$ US, comparativement à 16,1 G$ US au troisième trimestre de 2008 (soit 15 % de la valeur totale des opérations de 2008 ou une baisse de 544 %).
  • La valeur totale des opérations de plus de 50 M$ US cependant, ainsi que le nombre total d’opérations conclues en 2009, a progressé d’un trimestre à l’autre, passant de 433 M$ US au deuxième trimestre à environ 2 G$ US au troisième trimestre.
  • Le nombre total d’opérations a augmenté en 2009, mais la valeur totale des opérations n’a atteint que 4,2 G$ US contre 19 G$ US en 2008 (soit 20 % de la valeur totale des opérations conclues en 2008 ou une baisse de 352 %).
  • La valeur totale des opérations conclues en 2009 a accusé une très forte baisse par rapport à 2008, mais le nombre d’opérations conclues a commencé à augmenter. Cinquante-huit pour cent des opérations ont été conclus par des fabricants d’avions et de pièces, contre 33 % en 2008.
  • Vingt-cinq pour cent des opérations de plus de 50 M$ US ont été conclus par des investisseurs financiers en 2008, contre 18 % en 2009. À l’exception de l’acquisition par Boeing d’une installation appartenant à Vought Aircraft Industries, les opérations de plus de 1 G$ US dans le secteur de l’aérospatiale et de la défense ont continué à briller par leur absence.

Avec la reprise économique, le nombre d’opérations importantes devrait augmenter; les divers acteurs ont eu le temps de centrer leurs efforts sur l’assainissement des bilans et la réduction des coûts et devraient par conséquent être en meilleure position pour reprendre leurs actions stratégiques.

Si nous analysons les opérations en fonction des cibles et du pays où elles se trouvent, l’Amérique du Nord prédominait avec 48 % de la valeur totale des opérations. On pourrait en déduire que les acheteurs ont profité des fluctuations des taux de change, et plus précisément de la dépréciation du dollar américain. L’Amérique du Nord et l’Europe ont prédominé si nous analysons la valeur totale des opérations en fonction des acquéreurs et des pays où ils se trouvent. L’Europe l’a emporté sur le nombre puisque 45 % des acquisitions ont été conclues par des entreprises européennes au cours des trois premiers trimestres de 2009.

« La gravité et l’ampleur mondiale de la récession, les efforts d’assainissement des bilans et l’importance du désendettement ont incité certaines sociétés par ailleurs bien gérées à tenter de faire des acquisitions stratégiques pour assurer leur croissance générale dans une conjoncture où la croissance organique est difficile, conclut M. Longpré. Si l’on tient compte des activités de fusion et d’acquisition qui ont suivi les récessions antérieures et des signes d’amélioration qui ont pu être observés en 2009 d’un trimestre à l’autre, la valeur actuelle des opérations serait, si ce n’est déjà fait, à son point le plus bas, ce qui pourrait être un bon présage pour le début de 2010. »

À propos de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.

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