Questions et réponses sur le rapport de sondage intitulé « PricewaterhouseCoopers Mutual Fund Survey, Restoring Lost Confidence – Insights from the Industry »

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Raj Kothari, leader national des services au secteur de la gestion des placements, parle du rapport intitulé « PricewaterhouseCoopers Mutual Fund Survey, Restoring Lost Confidence — Insights from the Industry » que PwC vient de publier.

Pour mieux connaître le point de vue des investisseurs, leurs attentes, leurs relations avec leur conseiller et leur compréhension du processus de gouvernance et de réglementation, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (PwC) a demandé à Léger Marketing de mener un sondage en ligne auprès d’adultes canadiens détenteurs de fonds communs de placement. On leur a posé une série de questions pour évaluer le niveau général de confiance des investisseurs envers le marché. Après le premier regroupement des résultats du sondage, nous avons mené des entretiens individuels avec des chefs de la direction de sociétés de fonds communs de placement et des conseillers financiers.

Nous avons demandé à Raj Kothari, leader national des services au secteur de la gestion des placements, d’analyser pour nous les conclusions du sondage.

Pourquoi avez-vous mené ce sondage?

Raj Kothari : Nous voulions connaître l’état d’esprit des investisseurs en ces temps économiques difficiles. Nous avons pensé que PwC, en tant que source d’information indépendante, pouvait offrir des perspectives intéressantes aux investisseurs et à la communauté financière sur les opinions qu’ils partagent.

Nous avons aussi mené des entretiens individuels avec des chefs de la direction de sociétés de fonds communs de placement et des conseillers financiers pour savoir ce qu’ils pensaient des résultats. Les grands thèmes qui sont ressortis du sondage et de nos discussions sont : valeur des conseils; rationalisation des produits et innovation; réglementation; et rétablissement de la confiance des investisseurs.

Qui avez-vous sondé et quand?

RK : PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (PwC) a demandé à Léger Marketing de réaliser un sondage en ligne entre les 25 et 30 mars 2009. Durant cette période, 1 680 entrevues au total ont été menées avec des adultes canadiens, dont 867 avec des Canadiens et des Canadiennes détenteurs de fonds communs de placement à qui on a posé une série de questions pour évaluer le niveau général de confiance des investisseurs envers le marché. Après le premier regroupement des résultats du sondage, nous avons mené des entretiens individuels avec des chefs de la direction de sociétés de fonds communs de placement et des conseillers financiers.

Quelles ont été les principales conclusions du sondage Léger Marketing?

RK : Nous avons été surpris de constater que, malgré les rendements médiocres des investissements imputables à la faiblesse des marchés, 75 % des répondants font confiance à leur conseiller financier et 73 % croient qu’il est compétent et qu’il a fait un bon travail au fil des ans. De toute évidence, sur des marchés aussi instables, les conseils ont une valeur inestimable pour les investisseurs. En fait, la moitié des répondants pensent qu’ils auraient donné à peu près les mêmes réponses il y a trois ans.

Fait intéressant, seulement 23 % des répondants pensent que les investisseurs feraient une meilleure affaire en investissant directement dans des fonds communs de placement sans consulter leur conseiller financier. Les chefs de la direction sondés sont d’avis que les conseillers de plein exercice resteront un canal important de distribution de fonds communs de placement. Toujours selon notre sondage, 56 % des investisseurs comprennent le mode de rémunération des conseillers financiers, ce qui montre un bon niveau de transparence dans l’information qui leur est communiquée.

Qu’est-ce que les chefs de la direction que vous avez interviewés pensent de ces conclusions?

RK : Ils ont été unanimes à dire que ces conclusions étaient conformes à ce qu’ils avaient entendu sur le marché; ils ont cependant été agréablement surpris de voir que les conseillers continuent de jouir d’un niveau de confiance élevé. Bon nombre sont d’avis que les conseillers financiers offrent une proposition de valeur particulièrement intéressante à leurs clients avec leur approche globale de l’investissement.

Dans quel état d’esprit sont les investisseurs que vous avez sondés?

RK : On observe un optimisme prudent; 38 % des détenteurs de fonds communs de placement pensent que leur portefeuille s’améliorera dans les deux prochaines années. D’autres sont moins optimistes : 23 % seulement des investisseurs croient que leur portefeuille s’améliorera dans les trois prochaines années et 27 % seulement dans les cinq prochaines années.

Dans un contexte de sociétés en faillite, de scandales d’entreprises, d’opérations de sauvetage par les gouvernements, de sureffectif et de baisse des bénéfices des entreprises, on comprend aisément que les investisseurs perdent confiance dans les marchés.

En quoi la demande de fonds communs de placement a-t-elle changé en raison de la conjoncture et comment les sociétés ont-elles réagi?

RK : Sur un marché à la baisse, les investisseurs ont tendance à rechercher les valeurs sûres et notre étude le reflète parfaitement. Quand on demande aux répondants de classer par ordre d’importance les produits de placement les plus susceptibles de les aider à combler leurs besoins de retraite, les fonds équilibrés se retrouvent le plus souvent dans les trois premiers choix. Cependant, comme l’ont fait remarquer quelques chefs de la direction, en se réfugiant ainsi dans la sécurité, les investisseurs risquent de ne pas profiter des gains découlant de l’autocorrection des marchés.

Dans ce contexte baissier, les sociétés rationalisent davantage leurs produits pour éliminer les doublons, réduire les coûts et simplifier la gamme. La plupart des sociétés de fonds communs de placement se recentrent sur l’essentiel en offrant une gamme de produits simples et transparents. Cependant, les sociétés de placement continueront d’adapter leur gamme de produits aux besoins de la population vieillissante, des personnes qui n’épargnent pas assez et des personnes que la volatilité inquiète. Quand on leur demande si les Canadiens se font offrir assez de fonds communs de placement pour faire un bon choix d’investissement, 73 % des répondants disent que oui. Ils sont aussi 73 % à penser que les fonds communs sont un bon instrument de placement. Comme l’a fait remarquer un des chefs de la direction : « Les fonds communs restent un des placements les plus sûrs, réglementés et démocratiques qu’un investisseur peut choisir. »

Vous avez parlé de réglementation. Quelles sont les conclusions de votre sondage à ce sujet?

RK : Quand la conjoncture est incertaine et instable, la question de la réglementation se pose souvent. En général, les chefs de la direction que nous avons interviewés sont d’avis que la réglementation est nécessaire dans le secteur. Cependant, avec l’adoption incessante de nouveaux règlements, quand la loi des rendements décroissants commence-t-elle à s’appliquer?

Selon notre sondage, 59 % des investisseurs disent comprendre les fonds communs de placement dans leur portefeuille, y compris les frais de gestion, la philosophie de placement et le potentiel de volatilité. Par contre, il est inquiétant de voir que 39 % des investisseurs disent ne pas comprendre leurs fonds communs malgré les nombreux documents d’information obligatoires qu’ils peuvent consulter. Il est clair que les sociétés de fonds communs de placement, leur association sectorielle et les réglementateurs doivent redoubler d’efforts pour renseigner les investisseurs sur la réglementation en vigueur.

Les gens s’inquiètent-ils pour leur retraite?

RK : Selon les résultats de notre sondage, près de trois répondants sur dix ne savent pas exactement quelle serait la meilleure façon de combler leurs besoins de retraite — surtout ceux qui détiennent au plus un diplôme d’études collégiales, ceux qui n’ont pas encore investi dans les fonds communs de placement, et les femmes. Le niveau d’incertitude diminue toutefois de façon constante au fur et à mesure que l’âge et le revenu augmentent.