Secteur minier canadien

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Comme la comptabilité générale des sociétés minières est compliquée par les différentes étapes des activités, les sociétés minières ouvertes auront plusieurs points à considérer dans leur conversion aux Normes internationales d’information financière (IFRS). Sans plan de transition rigoureux et judicieusement pensé, la conversion pourrait se révéler encore plus difficile et plus coûteuse.

Notre expérience auprès de nombreuses sociétés minières en Europe, en Afrique et en Australie, pour les aider dans leur conversion aux normes IFRS depuis 2005, nous a donné de bonnes bases pour traiter les problèmes d’interprétation et d’application propres au secteur minier.

Les différences clés entre les IFRS et les PCGR du Canada dans chacune des étapes de l’exploitation sont les suivantes : 

  • Prospection et évaluation. Des méthodes comptables différentes sont actuellement appliquées au Canada pour les dépenses liées à la prospection et à l’évaluation. Par exemple, certaines sociétés inscrivent systématiquement l’ensemble de ces dépenses au bilan alors que d’autres sortent du bilan les coûts de prospection au fur et à mesure qu’elles les engagent jusqu’à ce qu’il soit considéré comme probable qu’une mine sera exploitée, selon une étude de faisabilité.

    En vertu de la norme IFRS 6, Prospection et évaluation de ressources minérales, les sociétés minières ont le droit de maintenir leurs conventions actuelles pour l’inscription au bilan des coûts de prospection et d’évaluation jusqu’à ce qu’une ligne directrice plus élaborée soit établie dans ce domaine. L’IFRS 6 fournit aussi des lignes directrices particulières sur les faits et circonstances qui donnent des indications sur le moment où une société doit effectuer un test de dépréciation des actifs de prospection et d’évaluation, ainsi que sur le niveau auquel ces actifs sont évalués aux fins de la dépréciation.

  • Développement. Le secteur minier est caractérisé par des projets dont les périodes de mise en service sont souvent longues, périodes durant lesquelles la production augmente progressivement jusqu’à l’atteinte de la capacité nominale. Les différences entre les IFRS et les PCGR du Canada pendant cette étape peuvent inclure le traitement des produits, des coûts (y compris les coûts d’emprunt) et la constatation des passifs liés au déclassement et à la restauration à la fin de chaque période qui reflètent les perturbations subies par le site à cette date.

  • Production. À l’étape de la production, beaucoup d’aspects de la comptabilité des sociétés minières doivent être considérés attentivement lors de l’adoption des IFRS. Il s’agit, entre autres, de l’amortissement, des frais de découverture reportés, des moins-values, des coentreprises, de la monnaie fonctionnelle, des dérivés, des regroupements d’entreprises et des couvertures.

L’adoption des IFRS aura aussi une incidence sur de nombreux domaines de l’organisation des sociétés minières, y compris les budgets, les prévisions, les mesures de la performance, les programmes de récompenses et les structures de primes.

Comment PwC peut vous aider

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