De retour des îles

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Brendan Hobal, associé du bureau d’Edmonton, explique pourquoi revenir à PwC a été la meilleure décision qu’il n’ait jamais prise

Brendan Hobal

Brendan Hobal    

PwC : Pouvez-vous nous raconter vos débuts chez PwC?

Brendan Hobal : Je me suis joint au bureau d’Edmonton en 1998. J’y ai fait mon stage. Le cabinet portait alors son précédent nom, Price Waterhouse. Un mois plus tard, la fusion avait lieu et la marque que l’on connaît aujourd’hui, PwC, apparaissait. En 2001, j’ai obtenu le titre de CA. La même année, je suis parti aux îles Caïmans.

PwC : Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision?

Brendan : À cette époque-là, je me suis dit : « J’ai un titre de CA, je suis encore jeune, je viens de me marier, je n’ai pas d’enfant… J’aimerais bien vivre une expérience différente. Le genre d’expérience qui permet de passer du temps assis sur une plage! »

PwC : Vous avez donc pris un emploi au bureau de PwC de Grand Caïman?

Brendan : Tout à fait. Et j’y ai passé deux années formidables. Les personnes avec qui j’ai travaillé aux îles Caïmans étaient absolument extraordinaires, mais j’ai eu des fourmis dans les jambes et j’ai voulu essayer autre chose.

PwC : Pourquoi n’y être resté que deux ans?

Brendan : Je reconnais que je me suis trouvé là-bas plutôt au mauvais moment. J’espérais être nommé directeur aux îles Caïmans mais, même au cours de ma dernière année là-bas, aucun des 25 chefs de mission n’a été promu directeur. Donc, je me suis dit : soit je passe encore une année comme chef de mission chez PwC, soit je cherche un poste ailleurs.

PwC : Et c’est la deuxième voie que vous avez choisie. Où vous a-t-elle mené?

Brendan : À la fin de 2003, je me suis joint au groupe d’administration de fonds de couverture d’UBS. Avec un collègue CA (originaire de la Saskatchewan), nous nous occupions de dix fonds ayant des actifs d’une valeur d’environ trois à quatre milliards de dollars. C’était un excellent emploi sur le plan de la conciliation travail et vie privée. Mais cela n’a pas duré longtemps. Le secteur des fonds de couverture a connu une expansion fulgurante en 2004 et, à partir de ce moment-là, nous avons été poussés jusqu’à nos limites.

PwC : Pourquoi les fonds de couverture?

Brendan : C’est à cette époque que les fonds de couverture sont devenus très populaires dans le monde de la finance. Dans le passé, ils étaient perçus comme trop risqués et ils n’intéressaient guère. Mais leurs rendements étaient devenus tellement forts que les gestionnaires de placements et les responsables de fonds de retraite se sont mis à étendre leurs mandats afin d’inclure dans leurs portefeuilles davantage d’options de placements, notamment les fonds de couverture.

Le groupe dont je faisais partie a connu une expansion rapide : l’équipe est passée de deux à dix membres. Ce fut une époque de folle croissance. En l’espace de deux ans, les actifs et les fonds ont augmenté de façon substantielle. Nous avons connu une période mouvementée, marquée par des événements imprévus. D’abord, nous avons entrepris une conversion complète du système, puis, le 11 septembre 2004, l’ouragan Ivan s’est abattu directement sur l’île. Son passage fut le pire dans l’histoire des îles Caïmans. Nous avons mis en place un plan de relève après sinistre. UBS a affrété un avion et a évacué le personnel. Nous avons passé une nuit aux Bermudes, et ensuite, direction Chicago, où nous avons emménagé dans un bureau vide de la Tour UBS. Nous y sommes restés trois mois, le temps que, aux îles Caïmans, les locaux soient nettoyés et les systèmes informatiques remis en état.

De retour aux îles Caïmans, nous y sommes restés un an et demi encore. Et la suite, vous la connaissez : l’ouragan Katrina a frappé. Nous étions toujours sous la menace d’Ivan! Après cette frousse et la naissance de Brynn, notre premier enfant, nous avons senti qu’il était temps de rentrer. Au Canada, la direction d’UBS m’a nommé chef de groupe au bureau de Toronto. Je me suis engagé pour un an, et les défis étaient nombreux. Nous sommes partis de rien. À mon départ, nous étions 25 et les actifs avaient nettement augmenté. Ma femme et moi avions eu Talan, notre deuxième enfant, et nous souhaitions revenir à Edmonton pour être plus près de la famille.

PwC : Qu’est-ce qui vous a décidé à revenir à Edmonton, au bureau de PwC?

Brendan : Durant mes derniers jours chez UBS, j’ai senti que j’étais prêt pour un changement. Nous étions en 2007 et l’économie était en ébullition. J’ai donc commencé à passer des entrevues. Avec mon titre de CA, je pouvais prétendre à n’importe quel poste tant la demande était forte. Mais je craignais de me retrouver dans un poste qui ne m’aurait pas permis d’avancer et dans lequel j’aurais stagné.

UBS et PwC sont de taille comparable mais n’ont pas la même culture. Après réflexion, j’ai pris conscience que j’étais parti aux îles Caïmans sans réel objectif de carrière et que, pourtant, j’y ai dirigé tout un groupe! Durant ces trois années, j’ai entrepris la conversion complète du système, formé le personnel, géré la croissance et mis en œuvre un plan de relève après sinistre. Si j’ai su comment faire chez UBS, c’est grâce à la formation que j’ai eue chez PwC. La priorité chez PwC, c’est vous, c’est votre formation. J’ai compris que c’est chez PwC que j’ai acquis les compétences qui m’ont permis de faire face aux plus grands défis que j’ai rencontrés dans ma carrière et de les surmonter.

J’ai décidé de revenir au bureau d’Edmonton de PwC en 2007. Je savais que ce serait l’endroit idéal pour m’épanouir professionnellement. Je ne pouvais pas prendre de meilleure décision. L’économie était florissante en Alberta, et j’ai indiqué clairement mon ambition de devenir associé dans les trois ou quatre années à venir. Le cabinet reconnaît les personnes qui ont de l’ambition et qui sont prêtes à en payer le prix. J’ai travaillé dur pendant quatre ans et, le 1er juillet 2011, je suis devenu associé.

PwC : Pouvez-vous nous parler de la culture et de l’atmosphère chez PwC?

Brendan : Pour moi, deux aspects sont exclusifs à PwC. Le premier est le coaching. Nous mettons beaucoup l’accent sur le personnel et son perfectionnement. Toutes les nouvelles recrues ont leur coach. Même lorsqu’elles passent l’EFU, elles sont jumelées à un « buddy » chargé de les coacher. Nous avons pour mission de mettre en œuvre les pratiques de travail améliorées dans tous nos bureaux afin de contribuer à améliorer la productivité des employés. Ainsi, c’est l’ensemble du cabinet qui s’améliore.

Un autre aspect que j’ai toujours admiré chez PwC est l’ardeur avec laquelle notre équipe de direction cherche sans cesse des moyens d’améliorer l’environnement de travail. Je respecte cet enthousiasme à travailler pour le bien du personnel et du cabinet.

PwC : Qu’est-ce qui fait du bureau d’Edmonton un milieu de travail exceptionnel?

Brendan : Je pense que, le bureau d’Edmonton étant plus petit que les autres, il est plus facile de connaître tout le monde. Cela contribue à rendre le travail plus efficace dès le départ : on sait à qui confier le travail puisqu’on sait qui possède quelles compétences.

PwC : Quelles sont vos responsabilités en tant qu’associé? En quoi sont-elles différentes de celles d’un premier directeur?

Brendan : Je ne sens pas de grandes différences entre les deux fonctions car, lorsque j’étais premier directeur, j’assumais volontiers plus de fonctions et de responsabilités pour me prouver que je pouvais être associé. Grâce à cet état d’esprit, la transition a été facile.

PwC : Êtes-vous naturellement à l’aise dans le rôle d’associé chez PwC?

Brendan : Je me sens dans mon élément. Toutefois, je reste constamment conscient du degré plus élevé de responsabilité qui m’incombe. C’est dans ma nature – c’était pareil quand j’étais premier directeur. Ce qui est intéressant, c’est qu’en tant que premier directeur, lorsqu’un problème survenait au cabinet, j’étais tenté de penser : « Quelqu’un s’en chargera et trouvera une solution ». Mais maintenant que je suis associé et propriétaire du cabinet, je me réunis avec mes collègues associés et je leur dis : « Eh bien, comment allons-nous régler ça? »

PwC : Que vous réserve l’avenir maintenant que vous êtes arrivé au bout de l’aventure et que vous avez atteint votre objectif d’être associé chez PwC?

Brendan : Je pense que ma priorité est aujourd’hui de contribuer à la croissance de mon groupe, d’apprendre et d’exceller dans mon rôle d’associé. C’est ce à quoi je m’attellerai durant les trois prochaines années. Par la suite, il est possible que j’aspire à un autre poste de direction au sein du cabinet. Voilà un des formidables avantages de PwC – je peux prendre de nouvelles responsabilités dans n’importe quel autre bureau. De nombreuses possibilités s’offriront toujours à moi.

PwC : Merci Brendan pour le temps que vous nous avez consacré et pour le récit de votre expérience.