Deals in the dumps

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Rapport semestriel 2013 Global Mining Deals

Si le secteur minier a connu dernièrement une croissance prolongée, il obéit toutefois à un cycle. Ce sont surtout les périodes de crise qui rappellent aux sociétés minières cette dure réalité et qui les amènent à tenir compte des risques.

Depuis le début de cette année, il y a eu plusieurs signes, tels que la baisse du prix des matières premières et du cours des actions ainsi que des pertes de valeur de plusieurs milliards de dollars dans tout le secteur. L’économie mondiale est à la recherche d’une base solide, mais ni la réputation solide de l’or, ni la demande constante de la Chine en matières premières ne suffisent à enrayer la baisse.

The Commodities Dig: 2013 Mid-year M&A activity

Les dirigeants de l'industrie discutent l'état de l'industrie minière

La chute des fusions et des acquisitions de 31 %

La volatilité qui persiste dans le secteur minier a eu des répercussions notables sur les activités de fusion et d’acquisition cette année. Si quelques sociétés ont profité de la baisse des prix pour amasser des actifs, le nombre de transactions au sein du secteur minier mondial a toutefois diminué de 31 % au premier semestre de 2013, par rapport au premier semestre de l’an dernier, qui était déjà caractérisé par un ralentissement des transactions financières. Bien qu’elles continuent d’investir dans leur exploitation, les grandes sociétés minières reportent certains de leurs projets et réduisent leurs dépenses d’investissement.

Les rachats de petites entreprises minières en régression

Actuellement, la vraie difficulté sur le marché des fusions et des acquisitions est de trouver des acheteurs. Les possibilités pour les petites entreprises minières d’être rachetées lorsqu’elles atteignent un certain niveau de croissance ne sont plus les mêmes, car les plus grandes sociétés cherchent davantage à vendre leurs actifs qu’à en acquérir. Parallèlement, l’intérêt des sociétés intermédiaires pour la consolidation a diminué en raison des conditions de financement difficiles et du nombre réduit d’acheteurs.

Ce que nous avons observé jusqu’à présent, en 2013, est une exception dans le cycle du secteur minier et fausse les résultats pour ce qui promet d’être une année faible pour les fusions et acquisitions dans le secteur minier.

La chute des actions minières

Depuis le début de l’année, les actions ont perdu environ 30 % dans tout le secteur, ce qui a eu des répercussions sur la taille des transactions. La valeur de celles-ci est tombée à 20,6 G$ US entre janvier et juin de cette année. Cela correspond à une chute de 74 % par rapport à la même période l’an dernier, qui avait été marquée par la plus importante prise de contrôle à ce jour dans le secteur minier, à savoir l’acquisition de Xstrata PLC (GlenX) par Glencore International PLC pour une contrepartie de 54 G$ US. Si l’on exclut la gigantesque fusion Glencore/Xstrata, la valeur des transactions au premier semestre de cette année a tout de même reculé de 21 % par rapport à l’an dernier. Les achats et les ventes d’or et de cuivre sont restés les plus fréquents dans la première moitié de cette année. Cette tendance devrait se maintenir, car la baisse des prix crée des opportunités d’achat pour les sociétés qui peuvent se le permettre et peut en contraindre d’autres à vendre.

Nouvel ordre géographique des transactions minières

Jusqu’ici en 2013, par rapport aux années précédentes, on note surtout un changement sur le plan des régions d’origine des plus importantes transactions et de ceux qui y participent. Tandis que des sociétés australiennes et canadiennes dominaient le marché ces dernières années, les plus importantes activités de fusion et d’acquisition depuis le début de cette année proviennent des pays de l’ex-Union soviétique, notamment la Russie et le Kazakhstan. Au premier semestre de 2013, la Russie comptait plus d’un quart de la valeur des transactions par région, suivie du Kazakhstan en deuxième position. Les États-Unis complètent le trio. C’est un classement tout à fait différent de celui de l’année dernière, où le Canada, le Royaume-Uni, la Suisse (grâce à GlenX) et la Chine figuraient en tête de liste pour les activités de fusion et d’acquisition par région. Ce sont des oligarques russes et kazakhs qui sont à l’origine des principales fusions et acquisitions minières de la première moitié de 2013. La plus importante transaction a été l’achat d’une participation dans la société Polyus Gold International Ltd., la plus grande société aurifère du pays, par deux milliardaires russes. Les deuxième et troisième plus grosses transactions pour la période de janvier à juin ont été effectuées par des milliardaires kazakhs.

 


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Down, but not out: Global Mining Deals – Analysis of Top 2012 Deals and 2013 Deal Outlook Down, but not out: Global Mining Deals – Analysis of Top 2012 Deals and 2013 Deal Outlook
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Global Mining 2011 Deals Review & 2012 Outlook
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Global Mining Deals 2010
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