Innovation

Pouvoirs publics et réglementation : Positif – avec quelques réserves

À bien des égards, les chefs de direction canadiens voient plutôt d’un bon œil le rôle des pouvoirs publics et de la réglementation – bien plus que leurs homologues ailleurs dans le monde.

Ici, au Canada, par exemple, 81 % des chefs d’entreprise croient que les pouvoirs publics ont joué un rôle efficace pour assurer la stabilité du secteur financier et l’accès à du capital à des conditions abordables. À l’inverse, à peine 46 % de patrons du monde jugent l’intervention de leur gouvernement efficace sur ce front. La performance du Canada pendant la récente crise économique est sans doute en partie à l’origine de cette perception favorable.

« 81 % des chefs de direction canadiens, contre 51 % dans le monde, croient que la réglementation a amélioré les normes de qualité de leur production ou de leur prestation des services »

Mais ce qui est un peu étonnant, c’est l’opinion relativement positive que partagent 81 % des patrons canadiens sur les efforts de réglementation de leurs gouvernements.  À l’échelle mondiale, seulement 51 % des chefs d’entreprise croient que la réglementation a amélioré leurs normes de qualité des produits ou de prestation des services, alors que plus de 60 % des canadiens (comparativement à 35 % dans le monde) estiment que la réglementation leur a ouvert de nouveaux débouchés. Cela laisse penser que la réglementation officielle a eu un effet réel positif sur les sociétés canadiennes.

Cela ne veut cependant pas dire qu’il n’y a pas des défis importants à relever en matière de priorités et de réglementation gouvernementales. Seulement 19 % des chefs de direction canadiens croient en effet que les priorités établies par les pouvoirs publics ont aidé à créer des emplois pour les jeunes (16-24 ans), ce qui est très préoccupant vu la grande importance que ces patrons attribuent à la formation d’une main-d’œuvre compétente.

En matière de réglementation toujours, 69 % des chefs de direction canadiens estiment que leurs coûts d’exploitation ont augmenté, alors que 52 % trouvent plus difficile d’attirer et de fidéliser des collaborateurs de talent, et que 46 % disent qu’ils n’ont pas pu innover efficacement à cause de la réglementation.

Bref, si la réglementation est nécessaire et peut avoir un effet positif sur les sociétés, il est très important que les gouvernements trouvent un équilibre entre les objectifs visés et le coût relatif pour les entreprises canadiennes. Pour les patrons canadiens, les pouvoirs publics pourraient faire beaucoup pour améliorer le cadre de réglementation, notamment en veillant à ce que les règlements soient clairs et orientés vers le long terme, et à ce qu’ils soient centrés sur les résultats plutôt que sur la manière de les atteindre.

Pour lire l’intégralité de cette enquête, veuillez cliquer sur le lien suivant Global CEO Survey