Enquête de PwC

View this page in: English, Nederlands

Ce sont surtout les entreprises en dehors du secteur chimique qui ne sont pas assez au courant des obligations qu’engendre REACH, c’est ce qui ressort de l’enquête internationale de PricewaterhouseCoopers. Cela conduit à de grands risques, qui peuvent même aller jusqu’à l’interdiction de vendre.

Le règlement européen REACH a de grandes implications stratégiques pour le monde de l’entreprise.L’enquête internationale de PricewaterhouseCoopers auprès de 241 entreprises dans six secteurs différents montre que pas moins des deux tiers des entreprises interrogées n’ont pas eu le moindre contact avec des clients ou des sous-traitants sur l’impact de REACH sur la chaîne de production. Les entreprises qui ne se sont pas suffisamment préparées à REACH, courent le risque de ne plus pouvoir mettre leurs produits sur le marché après le 1er décembre 2008.

Pas d’enregistrement, pas de marché

Les fabricants qui mettent des produits sur le marché sont responsables pour la satisfaction de toutes les exigences imposées par le règlement REACH. La complexité de nombre de produits de nos jours, avec en plus bien souvent un grand nombre de sous-traitants, conduit à ce que REACH comporte des risques par exemple lorsqu’un sous-traitant ne satisfait pas aux exigences de REACH.

Ce qu’on attend de REACH, c’est qu’en découle une rationalisation des sous-traitants. Lorsqu’un sous-traitant ne satisfait pas aux exigences de REACH, un fabricant peut décider de changer de fournisseur, pourvu que cela soit possible. L’enquête de PricewaterhouseCoopers évoquée ci-dessus montre que près de la moitié (49 pour cent) des entreprises interrogées craignent que leurs sous-traitants ne satisferont pas à temps aux obligations de REACH.

Lorsqu’un fabricant ou un sous-traitant ne satisfait pas aux exigences, cela a des répercussions dans toute la chaîne de production. Il peut y avoir des problèmes de continuité parce que les entreprises au sein desquelles ces substances et articles sont manufacturés ne peuvent plus les utiliser. Cela peut s’avérer une opération coûteuse, par exemple suite à une perte de chiffre d’affaires due à un rappel de produit ou une perte de part de marché suite à une détérioration de l’image.

Potentiel distinctif

De nombreuses entreprises n’ont pas conscience des conséquences stratégiques de REACH, mais s’attardent plutôt au côté compliance de l’affaire. De l’enquête, il ressort que plus de la moitié des entreprises interrogées qui sont au courant de

REACH voient l’aspect des coûts et l’investissement de temps comme principales contraintes.

A côté des dangers, c’est aussi l’occasion pour les entreprises de se distinguer de la concurrence en étant transparentes sur la mesure où l’entreprise satisfait à REACH. REACH offre aussi l’opportunité d’acquérir de nouvelles parts de marché. On s’attend notamment à ce que plusieurs fabricants non européens se retirent du marché européen, effrayés par la masse de réglementations à laquelle on ne veut ou ne peut satisfaire.