Le sondage « Banana Skins » souligne les principales préoccupations du secteur des assurances
Bruxelles, 6 mars 2009.
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Dans le contexte actuel de crise financière, la performance des placements constitue le principal défi du secteur des assurances. Selon le dernier sondage « Insurance Banana Skins » du CSFI (Centre for the Study of Financial Innovation), sans le retour sur investissement stable sur lequel elles comptaient auparavant, les compagnies d’assurances sont confrontées à un avenir incertain dans ce contexte de crise économique sans précédent. Ces résultats se démarquent de ceux révélés lors de la précédente étude, réalisée en 2007. L’attention était alors centrée sur les risques opérationnels et le thème de la surréglementation. En 2007, les risques liés au marché apparaissaient à peine dans le top 10. Ce revirement témoigne d’un bouleversement de la perception des risques liés à la crise. Avec plus de 400 participants issus de 39 pays différents, le nouveau sondage « Banana Skins » du CSFI et de PricewaterhouseCoopers publie un classement des risques auxquels le secteur doit faire face, établi par les personnes interrogées. Les perspectives macro-économiques, ainsi que leur impact sur le secteur des assurances, se trouvent en haut du classement. On s’attend dans de nombreux endroits du monde à ce que la baisse des échanges commerciaux mette la rentabilité et le capital sous pression. La qualité de la gestion des risques dans le secteur des assurances (classée n°6), ainsi que son exposition aux instruments complexes, comme les credit default swaps (n°8), ont gagné de nombreuses places par rapport au précédent sondage. Les répondants ont le profond sentiment que, par nature, le secteur n’est pas outillé pour investir ces marchés et qu’il devra effectuer un ‘retour aux sources’. Le sondage révèle également que le secteur des assurances est considéré comme moins prêt à affronter les risques qu’en 2007. Seules quatre personnes interrogées sur cent considèrent que les compagnies d’assurances y sont bien préparées, contre 21 pour cent en 2007. Les inquiétudes relatives à la surréglementation sont descendues dans le classement, mais elles constituent toujours une préoccupation importante dans tous les marchés principaux, surtout en raison des mesures réglementaires sévères suite au resserrement du crédit. Les assureurs s’inquiètent aussi du fait que leur secteur doive partager les frais d’une crise essentiellement bancaire. |
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L’inquiétude à propos de la qualité du management dans le secteur des assurances recule aussi dans le classement, passant de la troisième à la treizième position. Elle n’a donc pas disparu, mais elle aussi s’est fait dépasser par des risques plus urgents.
Ce qui frappe aussi, c’est le sérieux recul des risques environnementaux. Les catastrophes naturelles et le changement climatique ne figurent plus dans le top 20, alors qu’ils campaient dans le top 10 en 2007. C’est en partie dû au fait qu’il n’y a pas eu d’événements majeurs, mais aussi au fait que le secteur semble toujours mieux gérer ce type de risques.
David Lascelles, responsable de l’étude, déclare : « Le message sous-jacent de ce sondage concerne essentiellement la gestion de crise. Le secteur des assurances peut-il maintenir sa rentabilité et ses capitaux à travers cette crise ? Les défis auxquels il est confronté sont sans précédent. »
Robert van der Eijk, Business Advisory Partner chez PricewaterhouseCoopers Belgique, commente : « Les risques majeurs identifiés dans cette étude ne sont pas inattendus. Mais il est flagrant de voir combien la perception des risques a évolué depuis 2007, et ce de façon unanime à travers le monde. »
« Le secteur traverse la pire récession économique depuis des décennies. Cela a non seulement donné lieu à une réévaluation des risques majeurs, mais a aussi suscité l’inquiétude de constater que le secteur des assurances n’est pas aussi bien placé qu’on le pensait pour y faire face. Il a réduit le niveau de risque. Répondre à ces défis et mettre en place des pratiques adéquates de gestion des risques sont essentiels si le secteur veut sortir renforcé de ce cycle. »
Robert van der Eijk de conclure : « Etant donné les circonstances actuelles, les agences de rating sont en train de revoir la cote des différents produits, ce qui pourrait toucher gravement le secteur des assurances. »
Dans le secteur de l’assurance-vie, la crise touchera probablement les fonds d’épargne, surtout si les taux d’intérêt continuent à être aussi bas. Le secteur de l’assurance non-vie s’inquiète essentiellement de la perception des primes et de la possible augmentation des plaintes, dont certaines frauduleuses. Les préoccupations du secteur de la réassurance s’orientent principalement vers la solvabilité dans un marché complexe.
À propos de PricewaterhouseCoopers
PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) fournit des services de certification des comptes, de fiscalité et de consultance ciblés par secteur en vue de renforcer la confiance du public et de créer la valeur ajoutée que ses clients et leurs actionnaires sont en droit d’attendre. Plus de 155.000 personnes réparties dans 153 pays où le réseau est présent, échangent leurs compétences, leur expérience et leurs solutions pour proposer des perspectives nouvelles et donner des conseils pratiques.
«PricewaterhouseCoopers» désigne le réseau des sociétés membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune d’entre elles formant une entité distincte et indépendante sur le plan juridique.A l’attention des rédactions
1. Pour de plus amples informations, veuillez contacter David Lascelles, CSFI, au +44 (0)20 7493 0173 ou +44 (0)7710 088658, ou Elsie Van Linthout pour Luna au +32 (0) 2 658 02 70
2. Le sondage ‘Insurance Banana Skins’ a été mené en novembre et décembre 2008 et repose sur 403 réactions venant de 39 pays dont la Belgique. Trois-quarts des personnes interrogées étaient des assureurs occupant principalement des postes de cadre et de direction.
3. Cette étude est la dernière en date d’une longue série de sondages ‘Banana Skins’ sur les risques financiers menés par le CSFI depuis 1994, au sein du monde bancaire du secteur des assurances et de la micro-finance.