10th Annual Global CEO Survey
Les CEO affichent un niveau de confiance record dans les entreprises à l'échelle mondiale.
- Globalisation encouragée par le boom prolongé des fusions et acquisitions
- Abondance d’opportunités non limitée aux pays BRIC
- Réchauffement climatique mondial considéré comme une menace par 40% des CEO
Bruxelles, le 24 janvier 2007 – La confiance des Chief Executive Officers (CEO) face aux perspectives de croissance a atteint un niveau record : comparé au chiffre enregistré il y a cinq ans, près de deux fois plus de CEO affichent à présent une grande confiance dans la croissance des revenus pour les 12 prochains mois ; c’est ce que révèle la dixième étude mondiale annuelle réalisée par PricewaterhouseCoopers auprès des CEO, publiée aujourd’hui à la réunion du Forum é conomique Mondial à Davos, en Suisse.
Plus de 90% des 1.100 CEO interrogés dans 50 pays font preuve d’optimisme quant à la croissance des revenus pour les douze prochains mois. A plus long terme, cette confiance est toujours aussi forte ; 93% des personnes interrogées sont confiantes pour une croissance effective des revenus sur les trois prochaines années. Et comme la tendance à la globalisation se poursuit, les CEO s’attendent à ce que cette progression des affaires soit alimentée par une plus grande pénétration du marché, une plus forte expansion géographique, associées à des fusions et acquisitions souvent transfrontalières.
Selon Samuel A. DiPiazza, Global CEO de PricewaterhouseCoopers, « Dans le monde entier, les CEO, qu’ils dirigent de petites ou de grandes entreprises, affichent une attitude de plus en plus positive face à leur capacité à développer leurs entreprises et à tirer profit des opportunités offertes par la globalisation pour de nouveaux marchés, de nouveaux produits et de nouveaux clients ».
« Si les CEO souhaitent profiter des opportunités mondiales à long terme, ils doivent être à même de comprendre pleinement les réalités et les risques inhérents au financement de leur croissance, au travail dans un cadre pluriculturel, à la gestion de ressources non centralisées et à la concurrence au sein d’un cercle plus large d’acteurs mondiaux. »
D’un point de vue géographique, les CEO prévoient une poursuite de la croissance dans les pays BRIC largement reconnus (Brésil, Russie, Inde, Chine) mais aussi dans d’autres économies émergentes et développées. Au-delà des BRIC, le Mexique, l’Indonésie, le Vietnam, la Corée et la Turquie sont les cinq pays cités par les CEO pour leurs opportunités de croissance considérables ; et c’est généralement le pays en voie de développement le plus proche qu’ils estiment être celui qui offre les opportunités de croissance les plus importantes.
Alors que près de trois quarts des CEO conviennent que la globalisation continue est bénéfique tant pour les marchés des pays développés que pour ceux des pays émergents, la meilleure opportunité de croissance mentionnée par les CEO consiste en une meilleure pénétration des marchés existants pour les produits existants (23%), suivie de près par l’accès aux nouveaux marchés via l’expansion géographique (21%).
La prudence est généralement de mise sur le mode de financement éventuel de la croissance escomptée. Près de 80% des CEO préfèrent financer la croissance par leur cash flow interne et moins de 20% prévoient d’avoir recours aux marchés des capitaux. Seuls 10% envisagent un financement par capitaux privés ou capital à risque.
Entraves à la croissance
En dépit de leur optimisme écrasant, les CEO prévoient des entraves potentielles à la croissance ; 73% sont préoccupés par les contraintes réglementaires excessives, contre 64% seulement l’an dernier. En Asie-Pacifique, les préoccupations sont particulièrement vives face à la pénurie imminente de compétences-clés, évoquées par 88% des CEO dans la région, contre 72% seulement à l’échelle mondiale.
Les risques non-commerciaux tels que le terrorisme, la pénurie de pétrole et d’autres ressources naturelles, l’instabilité politique et les changements climatiques mondiaux ont été considérés comme des menaces moindres pour les projets d’affaires, et près de la moitié des CEO ne consacrent aucune ressource pour les combattre. Le débat actuel sur le réchauffement de la planète et les changements climatiques commence néanmoins à attiser l’inquiétude, 40% des CEO exprimant des craintes sur la menace posée par les changements climatiques ; ce chiffre grimpe à 58% pour la région d’Asie-Pacifique mais chute considérablement à 18% seulement en Amérique du Nord.
Dans les pays d’Asie-Pacifique, les CEO sont généralement beaucoup plus soucieux des menaces pour leurs entreprises que leurs homologues situés dans d’autres régions du monde ; pour 83%, les préoccupations portent sur la sur-réglementation et pour 80% d’entre eux, sur la concurrence à bas prix. Toutefois, les CEO de l’Asie-Pacifique sont également mieux préparés à ces menaces et plus susceptibles d’avoir consacré des ressources pour atténuer ces risques que leurs homologues d’autres pays.
Mise en équilibre de l’équation mondiale
Pour contribuer à stimuler la croissance des entreprises, près de la moitié des CEO interrogés déclarent avoir réalisé une fusion ou une acquisition transfrontalière ou prévoient d’en réaliser une dans les douze prochains mois, concernant très probablement une société d’un pays voisin. L’appétit de fusions et d’acquisitions internationales est le plus marqué en Europe Occidentale, qui est également la région-cible la plus populaire aux yeux des CEO en quête de fusions et d’acquisitions transfrontalières.
A une majorité écrasante (près de 2/3 des CEO), ces fusions et acquisitions transfrontalières ont pour objectif majeur l’accès à de nouveaux marchés et clients. Mais les difficultés rencontrées lors d’acquisitions et d’intégrations internationales ne sont pas pour autant sous-estimées ; les problèmes et les conflits culturels, les divergences réglementaires et les coûts imprévus constituent, aux yeux des CEO, les principales entraves à ces fusions et acquisitions transfrontalières.
Généralement, les CEO d’Amérique du Nord prévoient de rencontrer davantage d’obstacles aux fusions et acquisitions et leurs préoccupations se focalisent particulièrement, pour 58% d’entre eux, sur les problèmes culturels. En règle générale, l’Europe Centrale et l’Europe de l’Est se caractérisent par une plus grande sérénité face aux problèmes posés par une fusion ou une acquisition transfrontalière, mais par davantage de préoccupations liées aux ingérences politiques.
L’impact de la globalisation sur la culture est ressenti plus positivement par les CEO. Près de 50% d’entre eux estiment que la globalisation atténue les différences culturelles, et on dépasse même ce pourcentage en Amérique du Nord et en Europe Centrale et de l’Est. Mais une divergence intéressante ressort entre les CEO des pays développés et des pays émergents : pour 43% des CEO des pays développés, une globalisation plus importante réduit les différences culturelles ; ce pourcentage grimpe à 58% dans les économies émergentes.
Roger Heijens, Président de PricewaterhouseCoopers Belgique, ajoute : « Les gagnants de demain à l’échelle mondiale sont ceux qui pourront passer d’une conception locale à une conception mondiale au sens véritable du terme et qui apprendront à agir dans un monde à présent soumis aux multiples influences d’un éventail de sources plus étendu qu’il ne l’a jamais été. »
Notes à l’attention de la rédaction :
- PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) fournit des services de certification de comptes, de fiscalité et de consultance afin d’instaurer la confiance du public et d’apporter la valeur ajoutée que ses clients et ses actionnaires sont en droit d’attendre. Plus de 140 000 personnes réparties dans 149 pays échangent leurs compétences, leur expérience et leurs recommandations pour présenter une perspective nouvelle et fournir des conseils pratiques.« PricewaterhouseCoopers » désigne le réseau des sociétés membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune d’entre elles formant une entité distincte et indépendante sur le plan juridique.
- Méthodologie adoptée pour l’étude
Pour la dixième étude annuelle mondiale réalisée par PricewaterhouseCoopers auprès des CEO, 1.084 interviews ont été organisées auprès des CEO dans 50 pays au cours du dernier trimestre de l’année 2006. La majorité des interviews ont été menées par téléphone. Une étude par courrier postal a été organisée au Japon. Des entretiens personnels ont été réalisées en Chine et au Kenya. La coordination des recherches a été assumée par PricewaterhouseCoopers International Survey Unit, à Belfast, Irlande du Nord, en collaboration avec des gestionnaires de projet et un comité consultatif mondial d’associés de PricewaterhouseCoopers.
Par région, 428 interviews ont été organisées en Europe Occidentale (20 en Belgique), 278 dans les pays d’Asie-Pacifique, 139 en Amérique Latine (y compris au Mexique), 131 en Amérique du Nord (30 au Canada), 83 en Europe Centrale et en Europe de l’Est et 25 au Moyen-Orient et en Afrique.