Les travailleurs belges reçoivent 30% de formation en moins par an que la moyenne européenne
PricewaterhouseCoopers a mené une étude sur le capital humain. Les chercheurs sont arrivés aux conclusions suivantes :
- Les travailleurs belges reçoivent significativement moins d’entraînement (stage) et de formation que la moyenne européenne ;
- Ils sont très productifs mais les coûts par équivalent temps plein (ETP) sont beaucoup plus élevés que la moyenne européenne ;
- La productivité européenne est bien moindre que celle des Etats-Unis ;
- Quand une entreprise délocalise, la décision ne vient généralement pas de Belgique.
PricewaterhouseCoopers a mené une étude auprès de 15 000 organisations en Europe et aux Etats-Unis, dont 400 en Belgique. Les résultats démontrent l’importance du capital humain pour le maintien ou le renforcement de la position concurrentielle des entreprises dans le nouveau paysage économique.
Les marchés émergents comme l’Europe centrale et orientale ou l’Inde et la Chine connaissent une croissance beaucoup plus rapide que les économies occidentales. Ils imposent non seulement leur concurrence par le biais de faibles coûts salariaux mais aussi par la mise à disposition de travailleurs entre-temps mieux formés. De plus, le fossé se creuse entre les prestations des économies européennes et américaines. Aux Etats-Unis, les salaires augmentent plus vite qu’en Europe mais le personnel américain génère aussi davantage de bénéfices.
En Belgique, un ETP génère 48 % de chiffre d’affaires en plus que la moyenne européenne et les coûts par ETP sont respectivement 47 % et 31 % plus élevés. Le coût des salaires belges dépasse la moyenne européenne de 32 % et il est de 29 % inférieur aux salaires américains. Mais un travailleur américain génère presque 9 fois plus de bénéfices que son homologue belge.
La délocalisation, l’externalisation des activités et les centres de services partagés sont de plus en plus souvent considérés comme des décisions stratégiques. Actuellement, les organisations déplacent également de plus en plus fréquemment les activités créatrices d’une grande valeur ajoutée qui demandent des compétences spécifiques. Les faibles coûts salariaux sont toujours l’une des principales raisons de la délocalisation et des faibles coûts salariaux combinés à des travailleurs bien formés constituent bien sûr un atout encore plus important. Cette tendance est la plus marquée dans le secteur des services, notamment celui de la télécommunication. La décision de délocaliser ne vient généralement pas de Belgique parce qu’il n’y a plus que peu de quartiers généraux en Belgique.
Pour les trois ans à venir, PricewaterhouseCoopers prévoit une hausse de la délocalisation de 6 à 10 % dans les secteurs créateurs d’une faible valeur ajoutée et de 4 à 7 % dans les secteurs créateurs d’une importante valeur ajoutée.
L’innovation et le développement du talent sont essentiels à la réussite des entreprises. Il existe un lien évident entre les investissements en formation et de bons résultats d’entreprise, mais la relation entre la formation et l’innovation n’est pas univoque. Les entreprises européennes dépensent relativement moins en formation que les entreprises américaines. De plus, ces dépenses s’amenuisent chaque année. Les travailleurs belges bénéficient en moyenne de 16,5 heures de formation par ETP par an. Ce chiffre détonne par rapport à la moyenne européenne de 23,9 heures. Une entreprise belge investit en moyenne 570 euros par ETP en formation, tandis que la moyenne européenne se situe à 704 euros par ETP. La différence est donc de 20 %. Qui plus est, une heure de formation en Belgique coûte 25 % plus cher.
Peter De Bley, Director HR Advisory chez PricewaterhouseCoopers :
« Si les entreprises européennes et belges souhaitent renforcer ou maintenir leur position concurrentielle dans le monde, elles devront davantage tenir compte de l’importance du capital humain. Les entreprises doivent faire usage du talent de leur personnel et, en utilisant la formation, libérer la voie pour l’innovation et une production accrue. »
PricewaterhouseCoopers (www.pwc.be) offre des services dans les domaines du conseil fiscal et juridique, de la comptabilité, de la consultance et de l’audit tant à une clientèle publique que privée. Plus de 130.000 personnes réparties dans 148 pays travaillent en collaboration et mettent en commun leur savoir-faire en vue de favoriser la confiance du public et apporter de la valeur ajoutée aux clients ainsi qu’à tous les acteurs avec lesquels le client est en relation d’affaires.
En Belgique, plus de 1200 personnes travaillent pour PricewaterhouseCoopers. Nous avons des bureaux à Sint-Stevens-Woluwe (Bruxelles), Anvers, Gand et Liège.
“PricewaterhouseCoopers” fait référence au réseau de firmes membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune d'entre elles formant une entité légale distincte et indépendante.
Information à l’attention de la rédaction :
- L’étude Saratoga de PricewaterhouseCoopers, ‘ Key trends in human capital – A global perspective 2006’ se base sur des données venant de 15 000 organisations à travers l’Europe et les Etats-Unis, active dans différents secteurs : ceux des services financiers, de la production, de la télécommunication, de la chimie, de l’informatique, de l’énergie, de la vente au détail et, dans une moindre mesure, des services publics.
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