Press Release5 juillet 2006
Au cours des années à venir, le secteur de la gestion d’actifs sera confronté à des défis très importants en matière de performance de gestion, de distribution et de recrutement et de fidélisation du personnel. Néanmoins, selon l’édition 2006 de l’enquête réalisée par PricewaterhouseCoopers auprès de gestionnaires d’actifs (le « Global Investment Management Survey »), ceux ci font preuve d’optimisme quant à la croissance future de leur chiffre d’affaire.
Au cours de l’enquête internationale réalisée auprès de 81 sociétés spécialisées dans la gestion d’actifs et représentant un total de 9 trillions de USD de fonds sous gestion, plus de la moitié des personnes interrogées prévoient une croissance supérieure ou égale à 20% pour les trois ans à venir.
« Les résultats de notre enquête démontrent que si les cadres dirigeants prévoient une évolution très favorable de leur chiffre d’affaires ils estiment être confrontés à trois défis principaux : une mutation dans les attentes des investisseurs, une relative faiblesse des contrôles internes et des processus d’évaluation et de gestion des risques ainsi que des changements affectant les canaux de distribution actuels.», déclare Olivier de Vinck, associé chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg.
Les performances obtenues par les investissements ont toujours joué un rôle important, mais l’origine et les facteurs explicatifs de ces performances font plus que jamais l’objet d’un examen minutieux par les clients institutionnels. Les sociétés de gestion focalisent leurs efforts sur le développement de nouvelles sources de rendements afin de compléter leurs points forts actuels, notamment dans le domaine des produits d’investissement alternatifs. Elles gèrent également de façon active leurs capacités d’investissement et de recherche.
Interrogés sur leurs priorités afin d’améliorer la performance au cours des trois prochaines années, de nombreux participants à l’enquête ont évoqué le recrutement et la fidélisation du personnel le plus compétent. Fait intéressant, 21% d’entre eux estiment que le recrutement, la fidélisation et la motivation du personnel qualifié représentent justement l’un des défis les plus importants auxquels ils soient confrontés. De nouvelles compétences ainsi que des techniques de gestion de risque plus perfectionnées deviendront nécessaires en raison, d’une part, de la progression de produits d’investissement spécialisés tels que les fonds « hedge », le « private equity » et les fonds immobiliers et, d’autre part, d’une utilisation plus répandue des instruments financiers dérivés.
Dans l’ensemble, les participants à l’enquête étaient conscients de l’importance de la distribution de leurs produits. Bon nombre d’entre eux anticipent un environnement dans lequel l’importance d’Internet dans la distribution s’accroît et les distributeurs actuels continuent à se regrouper augmentant ainsi leur pouvoir de négociation vis-à-vis des gestionnaires. Dans ce contexte, beaucoup de participants soulignaient un manque de confiance dans leurs stratégies actuelles de distribution. Les sociétés de gestion se voient donc dans l’obligation de mettre au point de nouvelles stratégies de distribution, sur le marché de détail comme sur le marché institutionnel. Pour le premier, l’image de marque et la qualité de la distribution jouent un rôle fondamental dans le développement de l’activité. Pourtant, il s’agit là de deux domaines dans lesquels les sociétés de gestion pensent être particulièrement faibles.
De l’avis de près d’un quart des personnes interrogées, les évolutions réglementaires constituent le défi le plus important et le plus imminent auquel leurs organisations soient confrontées. L’adoption d’un nombre important de nouvelles exigences réglementaires donne lieu à une charge de travail supplémentaire pour les sociétés et monopolise certaines de leurs ressources. Le bilan coûts / bénéfices de ces nouvelles exigences réglementaires n’est pas toujours perçu positivement par les sondés.
L’externalisation restera un enjeu majeur dans les années à venir, dans un contexte qui voit les sociétés de gestion d’actifs concentrer leurs efforts sur leurs compétences de base. La grande majorité des sondés estiment que, dans l’ensemble, l’externalisation a répondu à leurs attentes, même s’ils ont été déçus dans certains domaines particuliers. Il ressort des résultats de l’enquête que les sociétés privilégient l’externalisation des métiers du back office plutôt que ceux où leur personnel a un contact direct avec le client.
Dans la plupart des pays, les administrations fiscales ont limité les possibilités de planification fiscale dans le secteur des fonds. A la lumière de cette information, il est intéressant de constater qu’un nombre important de participants à l’enquête déclarent qu’ils seront plus attentifs, au cours des trois prochaines années, à la gestion de leur stratégie fiscale et à celle des risques fiscaux auxquels leurs sociétés sont confrontées.
En conclusion, Thierry Blondeau, associé responsable du secteur des fonds d’investissement chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg, déclare : « Le secteur de la gestion d’actifs aura un tout autre visage d’ici cinq ans. Les dirigeants des entreprises du secteur doivent être visionnaires et avoir une représentation claire de leur positionnement et de leurs avantages concurrentiels. Le besoin est particulièrement aigu à moyen terme, parmi les gestionnaires traditionnels de taille moyenne. Les acteurs qui tireront leur épingle du jeu seront ceux qui développeront et renforceront leurs compétences de base, externaliseront leurs activités non essentielles et sauront faire preuve de flexibilité afin de saisir les occasions qui se présenteront à eux. »
L’édition 2006 du rapport « Global Investment Management Survey », est disponible sur www.pwc.com/lu/investmentmanagement.
Notes à l’éditeur :
PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com) est un prestataire de services de révision, d’assistance fiscale et de conseil privilégiant une approche sectorielle. PricewaterhouseCoopers établit des rapports de confiance et contribue à la création de valeur ajoutée pour ses clients et leurs partenaires. Plus de 130 000 personnes dans 771 bureaux répartis dans 148 pays travaillent ensemble à la mise au point d’options novatrices et de conseils pratiques dans un esprit Connected Thinking. Au Luxembourg, PricewaterhouseCoopers (www.pwc.com/lu) rassemble plus de 1200 spécialistes originaires d’une vingtaine de pays différents.
(“PricewaterhouseCoopers” désigne le réseau des sociétés membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, chacune d’elles constituant une entité juridique autonome et indépendante.)