Le 19 août 2009 — Même si l’on rapporte que de plus en plus de sociétés du secteur de l’énergie sont persuadées de l’importance d’intégrer des programmes financiers, sociaux et environnementaux regroupés sous le générique de responsabilité sociale d’entreprise (RSE) pour assurer leur croissance, une étude récente menée conjointement par PricewaterhouseCoopers (PwC) et JuneWarren-Nickle’s Energy Group a révélé le contraire :
« En période de ralentissement économique, il est clair que l’amélioration du rendement financier et opérationnel a préséance sur les initiatives de RSE », affirme Christine Schuh, associée déléguée et directrice des Services liés au changement climatique de PwC Canada. « Cependant, le changement climatique reste LA question la plus importante dans le contexte plus vaste de la durabilité. Il ne fait aucun doute que les activités d’exploitation seront touchées par la demande croissante d’eau et de ressources naturelles. Il est maintenant plus important que jamais que les entreprises élaborent des programmes de RSE stratégiques et intégrés et améliorent la communication factuelle avec toutes les parties prenantes, y compris les collectivités, pour atteindre une croissance durable. »
Responsabilité sociale d’entreprise
Malgré l’absence d’une définition universelle de cette expression, bon nombre y voient une intégration des politiques économiques, sociales et environnementales dans l’exploitation de l’entreprise. Les valeurs de celle-ci, tout comme les mesures qu’elle prend, témoignent de l’intérêt de tous – investisseurs, clients, employés et collectivité.
L’enquête 2009 Canadian Energy Survey Q1 Update examine les enjeux avec lesquels les entreprises doivent composer pour survivre. De la raréfaction graduelle des ressources naturelles à l’augmentation progressive du coût de leur mise en valeur, en passant par la croissance du nombre et de l’influence des parties prenantes, les sociétés canadiennes du secteur pétrolier et gazier ont plusieurs défis à relever.
Disponibilité des ressources naturelles
Quelque 26 % des répondants au sondage ont affirmé que la rareté des ressources naturelles aurait une incidence considérable sur leur entreprise au cours des trois prochaines années.
Alors que les réserves mondiales de pétrole classiques diminuent, la nouvelle production dépend de l’exploitation de petits gisements difficiles d’accès ou de puits extracôtiers onéreux situés en eau profonde.
« Les producteurs se tournent maintenant vers les ressources pétrolières et gazières non classiques – y compris le pétrole extra-lourd du Canada, le gaz de formation imperméable et le gaz de shale – ce qui exige des compétences technologiques de plus en plus poussées, explique Stephen Marsters, directeur de la rédaction, JuneWarren-Nickle’s Energy Group. Ces zones pétrolières sont très exigeantes sur le plan de la consommation énergétique et des investissements. »
Coûts d’accès aux ressources naturelles
La plupart des répondants au sondage, soit 49 %, sont d’avis que leurs coûts d’exploitation baisseront quelque peu au cours du prochain exercice, et 8 % s’attendent à une baisse importante à cet égard. Par ailleurs, 14 % des répondants ont affirmé que leurs coûts resteraient stables alors que 26 % sont d’avis qu’ils augmenteront légèrement.
Les coûts et les charges associés à l’accès au pétrole et au gaz naturel dans le secteur pétrolier canadien ont augmenté au cours des dix dernières années. Même si la récession a temporairement freiné cette tendance, la demande nationale et mondiale pour ces ressources continuera de croître, ce qui aura une incidence sur les activités pétrolières et gazières.
La plupart des répondants (35 %) sont d’avis que leurs coûts d’acquisition de terrains diminueront quelque peu au cours du prochain exercice, tandis que 27 % s’attendent à ce que ces coûts demeurent inchangés et que 22 % prévoient une légère augmentation. Environ 40 % des répondants croient que les coûts des intrants énergétiques auront une incidence importante sur leurs activités au cours des trois prochaines années.
L'adoption de nouvelles technologies contribuera à réduire les frais d’exploitation des producteurs classiques et non classiques. La grande inconnue demeure cependant les coûts à long terme rattachés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou à l’instauration d’un système de plafonnement et d’échange. Lorsqu’on leur a demandé quand ils prévoyaient déployer des nouvelles technologies pour faire face au réchauffement climatique, 30 % des producteurs ont répondu qu’ils n’envisageaient pas de changements au cours de la prochaine année, tandis que 50 % ont affirmé qu’ils prévoyaient le faire au cours des prochains 24 mois.
Rôle des parties prenantes
John Williamson, associé et leader du groupe Énergie de PwC Canada ajoute : « À partir de maintenant, le secteur doit s’attendre à voir le gouvernement canadien apporter des changements dans la gestion des ressources naturelles. Les entreprises qui sont en mesure de prévoir et de comprendre les changements à long terme et de s’y adapter seront mieux outillées pour assurer la pérennité de leurs activités. »
La plupart des répondants sont d’avis que les actionnaires et les investisseurs, de même que les gouvernements et les organismes de réglementation nationaux, sont ceux qui ont la plus grande influence sur les décisions prises par leur entreprise.
Approximativement 40 % des répondants au sondage sont d’avis que les gouvernements et les organismes de réglementation nationaux ont beaucoup d’influence sur les décisions prises par leur entreprise, tandis que 53 % croient que leur influence est modérée. Près de 30 % des répondants croient également que le respect de la réglementation aura une incidence considérable sur leurs activités au cours des trois prochaines années.
Par ailleurs, les résultats du sondage indiquent que l’engagement des parties intéressées n’est pas intégré à la structure des programmes de RSE dans la plupart des sociétés du secteur de l’énergie. Lorsqu’on a demandé aux répondants de choisir, parmi une liste de 15 domaines stratégiques, ceux sur lesquels leur entreprise se concentrerait au cours des trois prochaines années, l’éducation du public et l’engagement sont arrivés au dernier rang (la gestion des actifs et l’optimisation se sont classées au premier rang, suivies de l’efficience opérationnelle).
Les résultats du sondage indiquent également que plusieurs autres parties intéressées – organismes non gouvernementaux, médias, gouvernements étrangers et collectivités – ont beaucoup moins d’influence sur les décisions prises par le secteur.
Méthodologie et données démographiques
Ce rapport présente les résultats d’un sondage réalisé en ligne par PricewaterhouseCoopers et JuneWarren-Nickle’s Energy Group pendant la période de 22 jours écoulée entre le 25 mai et le 15 juin 2009 dans le but de mieux comprendre les enjeux du secteur. Près de 85 % des 140 répondants occupent des fonctions de direction au sein du secteur de l’énergie (49 % occupent des postes de direction et 35 %, des postes de gestion), le reste étant composé d’employés et de consultants.
La plupart des répondants travaillent pour des entreprises d’exploration et de production pétrolière et gazière. Selon un peu plus de 50 % des répondants, le chiffre d’affaires annuel de la société pour laquelle ils travaillent est de plus de 500 millions de dollars US, tandis que 17 % d’entre eux ont situé ce chiffre d’affaires dans la fourchette 100-500 millions de dollars US par année et près de 16 %, dans la fourchette 10-100 millions de dollars US. Environ 15 % des répondants ont mentionné un chiffre d’affaires annuel de 5 millions de dollars US ou moins.
Pour obtenir plus d’information, visitez le site à l’adresse http://www.pwc.com/ca/fr/energy-utilities/energy-visions.jhtml.
À propos de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l.
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