La préoccupation principale du secteur canadien des services publics : réagir aux changements climatiques et aux autres défis de réglementation, selon une étude de PwC

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88 % des sociétés canadiennes de services publics croient que l’enjeu le plus important du secteur dans les cinq prochaines années sera la réglementation des gaz à effet de serre.

Le 27 mai 2009 — La réglementation des changements climatiques est encore floue au Canada. Dans ce contexte, le nouveau sondage mondial mené par PricewaterhouseCoopers (PwC) indique que 88 % des sociétés canadiennes de services publics croient que l'enjeu le plus important du secteur dans les cinq prochaines années sera la réglementation des gaz à effet de serre (GES).

  • 75 % des répondants canadiens croient que les enjeux importants du secteur portent sur l'élaboration et la modification de la réglementation, le vieillissement de la population active, le manque de relève et le besoin grandissant de remplacer les actifs vieillissants.
  • La moitié des répondants canadiens trouvent que l'accès plus restreint au capital entraîne des répercussions importantes ou très importantes sur leur planification des 12 prochains mois.
  • Près de deux tiers (63 %) des participants canadiens trouvent que le resserrement du crédit représente un problème de taille pour le secteur. Ils prévoient toutefois que la reprise économique entraînera une amélioration à ce chapitre.
  • La récession réduira-t-elle les efforts de lutte contre les changements climatiques? À l'échelle mondiale, 79 % des participants ont répondu par l'affirmative à cette question, et deux tiers d'entre ceux-ci ont qualifié les effets de la récession d' « importants » ou de « très importants ».

63 % des sociétés canadiennes ressentent déjà les effets des problèmes de gestion des GES sur leurs activités, particulièrement au chapitre des plans et des coûts d'aménagement d'installations permanentes. La plupart des sociétés révisent leurs modes de production d'énergie. Seulement 25 % des répondants affirment que les GES influent peu sur la composition de leurs sources énergétiques.

Au Canada, la réglementation de ce domaine relève des régions. En Ontario, on s'inquiète de l'ampleur et de l'importance des investissements nécessaires à la production et au transport de l'énergie, les retards dans la réglementation ne faisant qu'exacerber les préoccupations de coûts. En Alberta, ce sont les retards dans le démarrage de projets importants de transport d'énergie qui préoccupent (en particulier la nouvelle ligne reliant Calgary et Edmonton).

Les sociétés sondées ne cachent pas leur inquiétude : selon elles, la récession nuit à la lutte contre les changements climatiques. Elles soulignent quand même l'importance de clarifier les politiques sur les changements climatiques.

Ces résultats proviennent du sondage mondial annuel, intitulé A World Beyond Recession: 2009 Utilities Global Survey, mené par PwC auprès de sociétés de services publics et de sociétés d'investissement en services publics. Cette année, 65 sociétés provenant de 39 pays ont participé au sondage et les 69 cadres supérieurs qui y ont répondu occupent majoritairement un poste de président, premier vice-président, chef de la direction ou un autre poste de direction. Le sondage a été mené en Europe, en Afrique, en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Amérique. Voici quelques points saillants :

  • Les besoins d'investissement en infrastructures restent élevés — pour la plupart des sociétés, la réfection des centrales existantes est une priorité. La mise au point de nouveaux moyens de production d'énergie aussi, un domaine où 83 % des répondants envisagent des investissements « moyens » ou « importants ». 79 % des participants veulent investir dans le transport de l'énergie.
  • L'insuffisance de capitaux provoque une inquiétude généralisée — les répondants doutent considérablement que les investissements, qui leur permettront de réaliser les objectifs relatifs aux changements climatiques et à la demande d'énergie future, se présenteront en temps opportun. 67 % des répondants affirment que l'insuffisance de capitaux a une incidence « importante » ou « très importante » sur leurs activités. Deux tiers d'entre eux qualifient la difficulté à obtenir du financement d'obstacle « moyen » ou « important » au développement de projets.
  • Des mesures économiques incitatives sont nécessaires à l'accroissement de la part de l'énergie renouvelable sur le marché — près de 60 % des répondants trouvent que leur programme d'investissement dans les énergies renouvelables souffre d'un manque de clarté de la part des gouvernements quant aux objectifs et à l'aide financière. Après une période record pour les prix de l'énergie, 28 % seulement des répondants croient que les programmes d'énergie renouvelable non subventionnés pourraient être concurrentiels avec la production de combustibles fossiles.
  • Les sociétés sont inquiètes d'une chute des efforts de lutte aux changements climatiques que pourrait entraîner la récession, une opinion partagée par 79 % des répondants. Deux tiers d'entre eux ont qualifié les effets de la récession d' « importants » ou de « très importants ». Les sociétés soulignent l'importance d'une clarification des politiques visant les changements climatiques par les gouvernements.

On dit des innovations technologiques qu'elles auront, au cours de la prochaine décennie, la plus grande incidence sur l'efficacité énergétique, l'énergie solaire, la combinaison chaleur-énergie, les autres formes de production décentralisée et la production de combustibles renouvelables. La capture et le stockage de CO2 (CSC) est une stratégie essentielle du secteur pour mener une lutte à long terme contre les changements climatiques. D'ailleurs, en Europe, 83 % des sociétés répondantes étudient des projets de CSC.

D'après Alistair Bryden, leader du groupe Services publics de PwC Canada, « la technologie sera, pour la prochaine décennie, la clé de l'avantage concurrentiel. Malgré la conjoncture actuelle, les sociétés qui cherchent à croître misent sur un monde où la demande d'énergie sera forte malgré la relative faiblesse de la demande d'énergie à base de carbone. Les sociétés canadiennes de services publics investissent déjà considérablement dans l'énergie éolienne. En outre, de nouveaux projets hydroélectriques sont prévus au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique. »

En effet, l'importance actuelle et future de la technologie est telle que les sociétés de services publics d'électricité perçoivent une plus grande menace concurrentielle des entreprises technologiques et des entreprises d'outillage que de leurs concurrents directs dans le marché du détail.

Outre les investissements dans la CSC, le rapport souligne les actions les plus remarquables des sociétés. En voici quelques exemples :

  • Aller à contre-courant pour sécuriser l'approvisionnement en gaz et investir dans les chaînes d'approvisionnement de gaz naturel liquéfié
  • Augmenter la présence des sociétés dans le domaine de l'énergie renouvelable et nucléaire grâce à une croissance horizontale
  • Mettre au point de nouvelles technologies pour l'exploitation de nouvelles sources d'énergie
  • Explorer les possibilités d'offrir une combinaison de sources d'énergie plus souple au moyen des réseaux de distribution intelligents

Le document préparé par PwC contient une série de rapports régionaux portant sur les Amériques, l'Europe, l'Asie-Pacifique, le Moyen-Orient et l'Afrique. On y trouve aussi des rapports sur certains pays (Canada, États-Unis, Amérique du Sud et Australie) et le point de vue des chefs de la direction des sociétés visées par le sondage.

Pour en savoir plus, ou lire le rapport en entier, veuillez visiter le www.pwc.com/energy.

Le Groupe mondial de services au secteur de l'énergie, des mines et des services publics de PricewaterhouseCoopers est le chef de file international des services professionnels dans ce secteur. Il s'appuie sur un réseau mondial de professionnels spécialisés.

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