TORONTO, le 12 mai 2009 — Si les dirigeants de sociétés de génie logiciel émergentes reconnaissent la faiblesse de l’état général de l’économie et ont quelque peu modifié leurs plans d’affaires en conséquence, ils sont animés d’une confiance inébranlable en leur société et en ses chances de succès. Voici quelques-unes des principales conclusions du rapport d’enquête PricewaterhouseCoopers (PwC) 2009 Report on Emerging Canadian Software Companies:
The CEO Perspective :
« C’est la première fois que nos dirigeants font face à une crise économique grave, déclare Peter Matutat, associé et leader national des Services aux sociétés émergentes au Canada. Il est toutefois réjouissant de constater qu’ils restent convaincus de leur capacité de réussir dans les conditions actuelles. On peut qualifier ce qui caractérise les fabricants de logiciels canadiens en un mot : la souplesse. Notre rapport montre que les dirigeants de ces sociétés s’adaptent bien à la situation. Ils parviennent à augmenter leur chiffre d’affaires, à mettre sur pied des partenariats de distribution, à gérer leur personnel et leurs coûts et à trouver des fonds où ils le peuvent. »
Ainsi, d’après l’enquête de PwC, quand on demande aux dirigeants de sociétés de génie logiciel s’ils ont modifié leur fonctionnement compte tenu du climat économique actuel, 44 % d’entre eux déclarent avoir ralenti leurs projets de croissance, alors que 34 % répondent qu’ils n’ont rien changé à leurs activités. « Il semble que ces jeunes entreprises sont convaincues de la pertinence de leur approche à long terme. Ralentir la croissance n’est qu’une stratégie pour tenir la route tout en s’adaptant au rythme du marché. Il ne s’agit surtout pas pour ces sociétés de modifier radicalement leur orientation ou leurs objectifs à long terme. Un grand nombre de dirigeants estiment qu’en maintenant le cap, leur société pourra traverser la tempête grâce à son offre de produits et services actuelle », observe Peter Matutat.
L’enquête révèle par ailleurs que les dirigeants interrogés rencontrent peu de problèmes du point de vue du recrutement de leur personnel. Parmi les répondants, 49 % déclarent avoir enregistré un taux de rotation inférieur à 5 % en 2008. De plus, 31 % affirment n’avoir aucune difficulté à recruter et à fidéliser leur personnel de vente et de marketing, 34 % font la même affirmation quant à leur personnel d’infotechnologie et 47 %, quant à leurs cadres supérieurs.
Il en va tout autrement pour la constitution des réseaux de vente. Les dirigeants interrogés reconnaissent avoir largement échoué dans la mise en œuvre de leurs stratégies de distribution. Près de la moitié commercialisent l’ensemble de leurs produits directement et 63 % attribuent au moins 90 % de leurs ventes à la distribution directe. Si 70 % se déclarent à la recherche active de partenariats de distribution, seuls 51 % ont à ce jour commercialisé leurs produits et services par cette voie. Il s’agit d’un recul important si l’on considère qu’en 2005, 70 % des fabricants de logiciels exploitaient activement des réseaux de vente pour commercialiser leurs produits et services.
L’enquête montre également que parmi les 70 % des dirigeants interrogés qui se sont engagés dans des activités de financement, 37 % ont réussi leurs démarches au cours des deux dernières années. Pour ces derniers, 40 % du financement obtenu provenait d’investisseurs providentiels et 51 %, de capital de risque. Cinquante-quatre pour cent des dirigeants interrogés estiment qu’ils auront besoin d’une injection de capitaux externes dans les 18 à 24 prochains mois. « C’est un résultat très encourageant étant donné le contexte actuel de la recherche de capitaux au Canada. Pour les sociétés de génie logiciel canadiennes, mobiliser des fonds n’a pas été une tâche aisée en 2008, et la tâche se complique en 2009 », remarque Peter Matutat.
Près de 46 % des dirigeants interrogés n’ont entrepris aucune démarche de recherche de capitaux durant les 24 derniers mois. La plupart justifient leur réponse en déclarant qu’ils sont en mesure de se contenter des fonds dont ils disposent. Plus de 73 % des dirigeants interrogés ont déclaré avoir suffisamment de liquidités pour couvrir leurs dépenses d’exploitation. « Étant donné le climat actuel dans les marchés de capitaux au Canada, nombreux sont les nouveaux fabricants de logiciels qui devront se contenter des fonds dont ils disposent pendant un certain temps, poursuit Peter Matutat. Parmi les répondants, 42 % ont aussi manifesté une volonté d’éviter de diluer leur actif, ce qui représente une hausse de 14 % par rapport à l’enquête de l’année dernière. Cet écart s’explique par le coût élevé du financement dans le contexte actuel. »
Les projets de relève sont reportés et retardés. Parmi les dirigeants interrogés, 81 % s’attendent à ce que leur entreprise soit rachetée, un recul par rapport à 95 % selon les résultats de l’année dernière. Pour 25 %, le retrait ne peut être envisagé avant cinq ans, au mieux. D’après l’enquête de l’année dernière, presque tous les répondants prévoyaient se retirer dans les quatre années à venir.
Parmi les autres points saillants du rapport figurent des analyses et commentaires de :
Pour télécharger un exemplaire du rapport, allez à www.pwc.com/ca/cv2r.
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